mardi 29 novembre 2016

DE FAIT

Je jette la clef
trop de questions se placent en opposition
L’herbe verte d’ailleurs est aussi jaune qu’un réflexe de pave love sur une route à la rencontre de personne, ici…Je m’en taire pas, j’en hurle vieux loup sol y flore pour simuler votre parole se tenir.
Une foi dans ma tour, illusionniste, au moment du lapin qui sort, j’appellerai les tourterelles et les colombes à tendre le foulard sur mes yeux

Nous avons perdu la félicité indistincte qu’on voit aux bêtes, aux poissons enchâssés dans l’eau cristalline, aux bêtes des bois couleur de feuilles mortes, aux oiseaux ivres d’air. Nous sommes devenus pensifs et, par­tant, étrangers, frêles, frileux, vulnérables. Il nous faut une table, un toit, du feu, une maison. Nous nous souvenons parfois d’avoir été au monde pleinement, sans états d’âme, d’un très lointain commencement. Je rêve, pour finir, d’une lande ouverte à tous les vents où l’on verrait ce qu’il en est de nous et de tout et d’y être, avant d’avoir été.

Pierre Bergounioux



Retiré au sommet du rempart de ma montagne pelée, l’impatience de voir Anne déboucher, s’efface du guet

Du bateau de Py, restera le tant de mes derniers outrages à la raison du plus triste. Je manque de poids. L’érosion alimentée par l’Homme, d’essence usée par un mal d’estomac rongeur, aura eu gain de cause auprès des plaideurs.
Aux vents va  la charpente marine battue par l’indifférence…

Niala-Loisobleu – 29 Novembre 2016




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mercredi 15 juillet 2015

DROITS D'ESTRANS

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DROITS D’ESTRANS
Derrière les mèches où tes yeux nagent, un peu de brise ondule tes lèvres. Les saules pleurent, pas loin un cygne glisse pendant que sur tes seins émergés, une grenouille grimpe à l’échelle.
Jaune et safran le sel léchouille les berges du marais sous l’oeil complice des goélands – petits cônes plantés sur la lame d’un couteau pointant le nez hors du sable – à travers les étiers se construit l’à venir.
Des oiseaux blancs piqués sur des échasses montrent de leurs longs becs. le coin d’iris où ton crin de cheval brosse le paysage en touches à la Seurat.
J’ai laissé l’empreinte de mon haleine au trou d’eau qui marécage sous le dandinement des palmes.
De ce lieu où des cotons tissent, j’entends les bottes de pailles tresser des chaises, dans un recoin d’ombre où les tomettes courront au feu comme des sorcières dans un ballet surréaliste.
Aréole au sein des sablières, terre ocre veinée vert, une argile s’apprête à tuiler de rondeurs les toits presque plats posés sur les pierres des bergeries.
Ton front fait mezzanine
mes lèvres y montent par l’échelle de meunier de ton appendice nasal, poser du linge retiré des lavandes ; par le sentier grimpant entre tes joues je n’ai rien à gratter pour gagner tes soupentes
Pourquoi irai-je autre part quant le sillon de tes seins s’appronfondit pour que j’y verse l’encre de mes doigts
Tu dis
j’écoute
je réponds
laisse en corps tes doigts
comme tu vibres
sur tes gonds
allons
d’une cuisse à l’autre chanter le filet du ru
j’y ferai un moulin d’écorce et de sureau pour tendre des feuilles de rhubarbe, sucre d’une succulente amertume pareille à celle de la groseille à maquereau que je fais éclater de mes dents à la fente de ta porte secrète. J’en sortirai avec un caillou poli à l’absurdité dans laquelle je me vautre, heureux comme l’imbécile écarté des fausses-promesses d’un monde en dérive où il est qu’un salut. Diable ça s’écrit de la m’aime orthographe qu’adieu. Je n’oublie pas que tu m’aimes puisque nous ne sommes plus d’ici désormais.
Niala-Loisobleu
15 Juillet 2015
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lundi 13 juillet 2015

ENTRE VUES

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ENTRE VUES

C'est des doigts que nos chevaux défaits
se sont mis à tisser
la première nuit
pore après l'autre
A tes flancs la rue qui monte passe un oeil par la fente
où feule un musc fauve
La chaleur monte à faire trembler la flamme de l'offrande
sous le porche de la maison blanche
Sari varie de couleurs
rouge jaune
orange mauve
bleu algue marine
l'envers du miroir pose à ma langue
le jardin de ta pulpe mangue
pour m'amender l'en vie
J'encre profondément en Toi en tons complémentaires...

Niala-Loisobleu
13 Juillet 2015

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dimanche 12 juillet 2015

LE PETIT BLEU

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LE PETIT BLEU

Quand il venu au monde
c'était encore la cosmogonie
qu'on disait à l'école
un bout d'argile qu'une poterie d'ancien avait laissé à suivre
à côté de ses ô
sous une pierre à feu
accompagnée d'un dessin sur la roche
Des sanguines que le bison avait pas retiré de l'odeur originelle
ça courrait de partout
sans qu'une promo en soit prétexte
Du cheval en veux-tu en voilà
crôtinait cahin-caha
en dehors de tous commerce du géranium
Faut dire que tant de fleurs sauvages peuplaient les chants d'oiseaux
que l'idée funeste du fric ne pouvait pas venir à l'innocence des nudités
Les dames avaient leur fourrure naturelle
les môssieurs l'aqueux du piano en bretelles
qui faisaient la tripe sans besoin de mode de quand j's'rai riche
Des millions d'années
et toujours le Sud chantait Nino
avant d'aller se perdre
dans un m'aime champ de blés
que Vincent dans le Nord
Pan
Les corbeaux noirs à deux coups ça fauche la Beauté sans pitié
A l'aube
quand y reste un quartier de lune dans un levé de soleil
avant que les prédateurs sortent de la digestion
le Petit Bleu
poursuit son chemin
pour éloigner ses petits-frères de l'amer
en criant
dans le muet des temps modernes
nous sommes vivants...

Niala-Loisobleu
12 Juillet 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=sbzpd6FwteY

vendredi 10 juillet 2015

DE LA PEINTURE...

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DE LA PEINTURE...

Les souffles des déodorants étouffent la protection solaire
sous la suée du désherbant.
Au point que les pinèdes fouillent dans la boîte à couture
pour trouver
la bonne aiguille.
Comment écrire sur papier-gras ?
L'encre s'y refuse
Mais peindre
oui c'est toi
quand je sens que ça me prend
que tu lèves l'impossible
ma Muse
le pinceau glisse sur tous les embarras
Tes yeux ont passés outre la fadeur des pare-héo, qu'un dingo normal se recule pour ne pas renifler des planchas à la sardine.
J'ai toujours à la place du portefeuille cette longue mèche que tu tiras de ton odeur déculottée.
Couleur grand-teint, elle garde tout de toi Amour. Tu me fais vitrine sans passer.
De pierres d'âtres te voilà qui m'interpelles :
- Eh le peintre...
tu serais pas tenté par mes estrans, regarde, vois-moi
je penche la tête pour être toute barbouillée de ta peinture de manuel...
Pas de sirènes donc pas d'étocs
les naufrageurs sont pas encore rendus sur les lieux des baignades
Esprit frais au coeur des nuisances
tu laves les fonds de leur mauvais
au prix d'un mimétisme de survie  contre tes prédateurs
Me voilà
je te recommence en continu
frais des embruns d'un rêve
tableau d'un vivant inachevé
ce jardin où nous savons protéger
ce que nous voulons ressaimer
éternel regain bleu

Niala-Loisobleu
10 Juillet 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=ncjenmnN4ew

dimanche 5 juillet 2015

LA TRACE DU SABLIER

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LA TRACE DU SABLIER

Quelques cris plus loin
les arbres des abysses gardent en corps
aux troncs des coques échouées
le sang des coeurs gravés dans la masse rocheuse

Souffles rauques des rires martelés par le burin des vagues
au granit des fonds marins
sous les torsions du séisme des reins
à force de je t'aime mordus par la ceinture de feu

Du hurlement des velours pénétrés
seins balancés au compas des cuisses ouvertes
le temps s'arrête l'espace d'une éternité
au gré de la passion libérée par les déchirures de la raison
dans l'étendue accessible des possibles du silence de la poésie

Niala-Loisobleu
5 Juillet 2015


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Vangelis • IL N'Y MER MUSIQUE - Special Edition 20 Songs (full compilation)

vendredi 3 juillet 2015

LA BALEINE

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LA BALEINE

En fontes de canicule
le tonnerre rebondit à grand bruit contre le mur de la nuit
N »aies peur
comme tu te trouves embouchée
tu n’as rien à craindre de la foudre
la foudre était entrée bien avant
voilà longtemps qu’elle est entrée
Serres-toi juste un peu plus fort
j’aime quand tu transparentes au point que je sais plus qui de l’un ne pourrait pas être l’autre même avec une taie sur le travers seins
A derme nous recommencerons
tu t’y colleras
j’m’y cacherai
aux losanges cousus traversière
Flûte nous voilà pan
je fourche du sabot et toi de l’aqueux
qu’on amphibie
à en rosir de l’écaille dans l’amer qu’ils nous ont laissé
enfin
qu’ils pensent nous imposer comme un naturel quotidien
Bien sûr nous humes des ô rages
rebelles à tout esclavage
Tu alors été
je néanmoins demeuré
Mon cheval vieillit en gardant l’amble si jeune que la croisade qui s’allonge te maintient en amazone sans que le glaçon nous fasse le coup du Titanic
Les rides ailes maintiennent la charge au fond des cales
Sois enfant dans le ventre où tu m’as reçu
Pour accoucher
à la lune que les guitares allument
derrière les fanons lotis dans la baleine
sans nous enrhumer
du refroidissement du Gulf Stream

Niala-Loisobleu
3 Juillet 2015

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