dimanche 30 novembre 2014

GRAND PAVOIS



GRAND PAVOIS

Que la langue du chat reste dans la pochette surprise, j'ai plus envie de trouver que d'attendre

que les mais si restent accrochés à l'esse du rien de nous vaut à s'en remettre

Bien sûr les rambardes parent à paix

j'aspire comme tous à l'happé des ménages

Dans les ouates absorbantes des boules qui est-ce

combien de petits singes viendront dîner ce soir ?

Non plutôt que de correspondre à la mauvaise station

mon chemin de crois se flagellera pas

mon idée de la pierre n'a rien de négatif, bâtir pour bâtir élève

quelque encre à la planche à tracer met les marches des flèches bout à bout

des montées d'escaliers

foin des ô r'anges mécaniques

le tango des cons plaintes n'allument pas de boules au plafond

Parole et maux

ça veut rien dire de pareil

comme orque de barbarie et sacré

Dis-moi les lèvres fermées ce que tu penses droit du fond des yeux

que tes seins tombent de leur naturel élan

sans faire appel aux bretelles des échangeurs

ô fontaine

éclaircies du Centre

pivôt des clairières

où la lumière du haut-de-contre oppose le cristal brut au diamant

repris par le rauque de ton animale odeur ocre

roux sillon

sanguine des bleuitudes de Crau marquées des indélébiles hurlemens de Vincent

Nous volerons au-dessus du déni

de coucou

tes seins balises attirés des lofts

mes mains à la barre sur la passerelle dans ta culotte petit-bateau

sans visser le drap peau noir...


Niala-Loisobleu

1er Décembre 2014


FRERES DE LA CÔTE

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FRERES DE LA CÔTE

Les épiceries garent leurs cas dits aux carrefours des mains courantes, registre des plaies récurrentes des dangers de la navigation terrestre, surtout quand passer par le détroit de l'indifférence est le raccourci préféré de la narine marchande.

Au matin par l'infime percée des carreaux sales, je dessine un oeil du bout de la phalange pour profiter du court instant de buée qui décolle les chiures. Je sais le risque de lèpre pour avoir osé naïvement refaire le monde pendant et après les années où arpète, je devais balayer les ateliers.

Où ce Dimanche laissera vaquer mes insolences, je mettrai du citron au creux de l'odeur de merde des égarés de la semaine. C'est mieux qu'un masque Mao pour ignorer la pollution.

Je vais en bordure d'Atlantique remonter un vieux réveil que j'avais laissé en consigne au bassin de radoub. Voilà si longtemps, que je pourrai très bien en avoir moi-même la mémoire amnésique. Quarante-cinq ans, Paris laissé à la poterne de la Porte d'Italie, devenait moins lisible dans mes brouillards de rive-gauche. J'allais à l'inconnu Charente-Maritime, m'installer à Vallières dans la crique des Pirates. Royan on ne pouvait pas trouver plus insignifiant pour un lavement.

Nous ne tirerons des bordées qu'à ceux qui, partis, ont fait la preuve du neuf de l'immortel esprit.

En se lavant les barbes aux embruns, du sable à récurer les paumes, la canne enrubannée, nous irons à La Cayenne prendre la mer par la taille.

Au bout de landes, pointe de corniche des ex-votos, je laisserai courir mes yeux des pailles de la chaise au rayon léchant les tomettes, disparu définitivement d'ici, totalement au creux de ta nacre, ô Toi simple Femme de mon Tout.


C'est Dimanche, moi si je prie, ça ne peut qu'être seul avec l'espoir.

Niala-Loisobleu

30 Novembre 2014

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