BATEAUX ALLOUES ...
Jeannot, Eric, Christian, où êtes-vous ? Nos maternelles se sont
sevrées d'elle m'aime, c'est le plat du jour que la cantine met à la
carte. Ribouldingue à pieds entre le Louvre et Elysées-Montmartre.Nous y
voilà au pavé, puty c'est que ça cogne dans la poitrine quand la java
tourne au pugilat. "L'Année terrible"pour les enfants du même nom, un
cocktail molotov que les guerres allument épisodiquement
- Le monde n'en finira donc jamais de devoir être refait, fait un quidam aux guichets Rivoli ?
- Pardon Monsieur mais tout entrepreneur qui gagne le marché s'y
emploie. Sitôt adoré, sitôt brûlé pour non respect présumé des attentes.
Le gogo ne demande que ça. L'apparence.
Mon tailleur est riche, c'est faux de dire que le peuple va nu
pieds, il se fait tailler des costards sur mesure. Du prêt-à-porrter il
en veut pas.Doit y avoir une différence entre le devoir et le droit.
"Moi-je" le pseudo de Durand-Dupont, me le disait avant-hier, dans les
années 80, travaillez plus pour gagner moins c'est absurde quand on peut
s'inscrire au chômage et gagner plus.Nous vivons de la combine du
loisir, alors vivement Dimanche. Vous referez bien un p'tit tour de
manège ?
LES TUILERIES
Nous sommes deux drôles,
Aux larges épaules,
De joyeux bandits,
Sachant rire et battre,
Mangeant comme quatre,
Buvant comme dix.
Quand, vidant les litres,
Nous cognons aux vitres
De l’estaminet,
Le bourgeois difforme
Tremble en uniforme
Sous son gros bonnet.
Nous vivons. En somme,
On est honnête homme,
On n’est pas mouchard.
On va le dimanche
Avec Lise ou Blanche
Dîner chez Richard.
On les mène à Pâques,
Barrière Saint-Jacques,
Souper au Chat Vert,
On dévore, on aime,
On boit, on a même
Un plat de dessert !
Nous vivons sans gîte,
Goulûment et vite,
Comme le moineau,
Haussant nos caprices
Jusqu’aux cantatrices
De chez Bobino.
La vie est diverse.
Nous bravons l’averse
Qui mouille nos peaux ;
Toujours en ribotes
Ayant peu de bottes
Et point de chapeaux.
Nous avons l’ivresse,
L’amour, la jeunesse,
L’éclair dans les yeux,
Des poings effroyables ;
Nous sommes des diables,
Nous sommes des dieux !
Nos deux seigneuries
Vont aux Tuileries
Flâner volontiers,
Et dire des choses
Aux servantes roses
Sous les marronniers.
Sous les ombres vertes
Des rampes désertes
Nous errons le soir,
L’eau fuit, les toits fument,
Les lustres s’allument,
Dans le château noir.
Notre âme recueille
Ce que dit la feuille
À la fin du jour,
L’air que chante un gnome.
Et, place Vendôme,
Le bruit du tambour.
Les blanches statues
Assez peu vêtues,
Découvrent leur sein,
Et nous font des signes
Dont rêvent les cygnes
Sur le grand bassin.
Ô Rome ! ô la Ville !
Annibal, tranquille,
Sur nous, écoliers,
Fixant ses yeux vagues,
Nous montre les bagues
De ses chevaliers !
La terrasse est brune.
Pendant que la lune
L’emplit de clarté,
D’ombres et de mensonges,
Nous faisons des songes
Pour la liberté.
Victor Hugo
19 avril 1847.
Ah les maudits tricheurs, Victor s'en est pris plein la tronche.
Le Jersey il l'a tricoté à l'envers dans le désert. Mais c'est pas
grave, après on l'a mis dans le programme des écoles. Il a été vengé par
l'exemple, le manuel de la pensée, et tout le monde s'est lavé les
mains du sens profond du combat.D'ailleurs il commencait à raser le
vieux .La vraie victoire c'est de prendre une ficelle et d'y attacher la
glèbe, t'ouvres le rideau et tu fais la pantomime, tout le monde n'y
voit qu'un jeu. On a le responsable, il faut descendre Guignol.
Je vais partir en Iroise. P'tit-Frère m'a dit "Viens j't'emmène
respirer ailleurs, loin des grands rassemblements mensongers. Le jardin
est plus petit que Les Tuileries, mais ce qui y pousse est sans
pesticide.Et puis mon bateau c'est pas Bobard qu'il s'appelle.
Tant que tu tiens l'ô, traverse mon Pt'it-Gars !!!!
Niala-Loisobleu
6 Décembre 2014
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