jeudi 11 décembre 2014

L'AUTO PSY 3





L'AUTO PSY 3 

J'allais titubant dans le sillage des rides posées sur le sable par la marée basse. L'effet mer m'environnait. Le phare descendu à la cave ne perçait plus l'étoc. Alerte, les démissionnaires sont partis aux abysses prêcher. C'est vous Monsieur, non c'est un autre, qui vous parle en cachette. Mais je vous vois, là sous mes yeux. Non ces sont mes lunettes qui vous trompent. Mais l'odeur...Quoi l'odeur, ce n'est plus l'aisselle que vous croyez ! 

Monsieur interroge Monsieur 

Monsieur, pardonnez-moi 
de vous importuner 
quel bizarre chapeau 
vous avez sur la tête ! 
-Monsieur vous vous trompez 
car je n’ai plus de tête 
comment voulez-vous donc 
que je porte un chapeau ! 
- Et quel est cet habit 
dont vous êtes vêtu ? 
- Monsieur je le regrette 
mais je n’ai plus de corps 
et n’ayant plus de corps 
je ne mets plus d’habit. 
- Pourtant lorsque je parle 
Monsieur vous répondez 
et cela m’encourage 
à vous interroger : 
-Monsieur quels sont sont ces gens 
Que je vois rassemblés 
Et qui semblent attendre 
Avant d’avancer ? 
-Monsieur ce sont des arbres 
Dans une plaine immense 
Ils ne peuvent pas bouger 
Car ils sont attachés. 
-Monsieur Monsieur Monsieur 
Au-dessus de nos têtes 
Quels sont ces yeux nombreux 
Qui dans la nuit regardent ? 
-Monsieur ce sont des astres 
Ils tournent sur eux-mêmes 
Et ne regardent rien. 
-Monsieur quels sont ces cris 
Quelque part on dirait 
On dirait que l’on rit 
On dirait que l’on pleure 
On dirait que l’on souffre ? 
-Monsieur ce sont les dents 
Les dents de l’océan 
Qui mordent les rochers 
Sans avoir soif ni faim 
Et sans férocité. 
- Monsieur quels sont ces actes 
ces mouvements de feux 
ces déplacements d’air 
ces déplacements d’astres 
roulements de tambour 
roulements de tonnerre 
on dirait des armées 
qui partent pour la guerre 
sans avoir d’ennemi ? 
– Monsieur c’est la matière 
qui s’enfante elle-même 
et se fait des enfants 
pour se faire la guerre. 
-Monsieur soudain ceci 
soudain ceci m’étonne 
il n’y a plus personne 
pourtant moi je vous parle 
et vous, vous m’entendez 
puisque vous répondez ! 
- Monsieur ce sont les choses 
qui ne voient ni entendent 
mais qui voudraient entendre 
et qui voudraient parler. 
- Monsieur à travers tout 
quelles sont ces images 
tantôt en liberté 
et tantôt enfermées 
cette énorme pensée 
où des figures passent 
où brillent des couleurs ? 
- Monsieur c’était l’espace 
et l’espace 
se meurt 

Jean Tardieu

Ah mon bon c'est absurde votre histoire. Non c'est en directement vécu que je m'écries, yen a marre d'être à sec il faut de l'ô et dare dare, car sans amour rien ne sera jamais possible. Et vos pompes ? Ah vous aussi vous trouvez qu'elles ressemblent à ma Ryline ! 

Mais vous je vous ai déjà vu quelque part, où c'était t4y. Je suis un arbre qui sort du lit vert. 

Oui, mais VERT où ? 

Niala-Loisobleu 
11 Décembre 2014

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