mercredi 15 juillet 2015

DROITS D'ESTRANS

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DROITS D’ESTRANS
Derrière les mèches où tes yeux nagent, un peu de brise ondule tes lèvres. Les saules pleurent, pas loin un cygne glisse pendant que sur tes seins émergés, une grenouille grimpe à l’échelle.
Jaune et safran le sel léchouille les berges du marais sous l’oeil complice des goélands – petits cônes plantés sur la lame d’un couteau pointant le nez hors du sable – à travers les étiers se construit l’à venir.
Des oiseaux blancs piqués sur des échasses montrent de leurs longs becs. le coin d’iris où ton crin de cheval brosse le paysage en touches à la Seurat.
J’ai laissé l’empreinte de mon haleine au trou d’eau qui marécage sous le dandinement des palmes.
De ce lieu où des cotons tissent, j’entends les bottes de pailles tresser des chaises, dans un recoin d’ombre où les tomettes courront au feu comme des sorcières dans un ballet surréaliste.
Aréole au sein des sablières, terre ocre veinée vert, une argile s’apprête à tuiler de rondeurs les toits presque plats posés sur les pierres des bergeries.
Ton front fait mezzanine
mes lèvres y montent par l’échelle de meunier de ton appendice nasal, poser du linge retiré des lavandes ; par le sentier grimpant entre tes joues je n’ai rien à gratter pour gagner tes soupentes
Pourquoi irai-je autre part quant le sillon de tes seins s’appronfondit pour que j’y verse l’encre de mes doigts
Tu dis
j’écoute
je réponds
laisse en corps tes doigts
comme tu vibres
sur tes gonds
allons
d’une cuisse à l’autre chanter le filet du ru
j’y ferai un moulin d’écorce et de sureau pour tendre des feuilles de rhubarbe, sucre d’une succulente amertume pareille à celle de la groseille à maquereau que je fais éclater de mes dents à la fente de ta porte secrète. J’en sortirai avec un caillou poli à l’absurdité dans laquelle je me vautre, heureux comme l’imbécile écarté des fausses-promesses d’un monde en dérive où il est qu’un salut. Diable ça s’écrit de la m’aime orthographe qu’adieu. Je n’oublie pas que tu m’aimes puisque nous ne sommes plus d’ici désormais.
Niala-Loisobleu
15 Juillet 2015
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lundi 13 juillet 2015

ENTRE VUES

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ENTRE VUES

C'est des doigts que nos chevaux défaits
se sont mis à tisser
la première nuit
pore après l'autre
A tes flancs la rue qui monte passe un oeil par la fente
où feule un musc fauve
La chaleur monte à faire trembler la flamme de l'offrande
sous le porche de la maison blanche
Sari varie de couleurs
rouge jaune
orange mauve
bleu algue marine
l'envers du miroir pose à ma langue
le jardin de ta pulpe mangue
pour m'amender l'en vie
J'encre profondément en Toi en tons complémentaires...

Niala-Loisobleu
13 Juillet 2015

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dimanche 12 juillet 2015

LE PETIT BLEU

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LE PETIT BLEU

Quand il venu au monde
c'était encore la cosmogonie
qu'on disait à l'école
un bout d'argile qu'une poterie d'ancien avait laissé à suivre
à côté de ses ô
sous une pierre à feu
accompagnée d'un dessin sur la roche
Des sanguines que le bison avait pas retiré de l'odeur originelle
ça courrait de partout
sans qu'une promo en soit prétexte
Du cheval en veux-tu en voilà
crôtinait cahin-caha
en dehors de tous commerce du géranium
Faut dire que tant de fleurs sauvages peuplaient les chants d'oiseaux
que l'idée funeste du fric ne pouvait pas venir à l'innocence des nudités
Les dames avaient leur fourrure naturelle
les môssieurs l'aqueux du piano en bretelles
qui faisaient la tripe sans besoin de mode de quand j's'rai riche
Des millions d'années
et toujours le Sud chantait Nino
avant d'aller se perdre
dans un m'aime champ de blés
que Vincent dans le Nord
Pan
Les corbeaux noirs à deux coups ça fauche la Beauté sans pitié
A l'aube
quand y reste un quartier de lune dans un levé de soleil
avant que les prédateurs sortent de la digestion
le Petit Bleu
poursuit son chemin
pour éloigner ses petits-frères de l'amer
en criant
dans le muet des temps modernes
nous sommes vivants...

Niala-Loisobleu
12 Juillet 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=sbzpd6FwteY

vendredi 10 juillet 2015

DE LA PEINTURE...

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DE LA PEINTURE...

Les souffles des déodorants étouffent la protection solaire
sous la suée du désherbant.
Au point que les pinèdes fouillent dans la boîte à couture
pour trouver
la bonne aiguille.
Comment écrire sur papier-gras ?
L'encre s'y refuse
Mais peindre
oui c'est toi
quand je sens que ça me prend
que tu lèves l'impossible
ma Muse
le pinceau glisse sur tous les embarras
Tes yeux ont passés outre la fadeur des pare-héo, qu'un dingo normal se recule pour ne pas renifler des planchas à la sardine.
J'ai toujours à la place du portefeuille cette longue mèche que tu tiras de ton odeur déculottée.
Couleur grand-teint, elle garde tout de toi Amour. Tu me fais vitrine sans passer.
De pierres d'âtres te voilà qui m'interpelles :
- Eh le peintre...
tu serais pas tenté par mes estrans, regarde, vois-moi
je penche la tête pour être toute barbouillée de ta peinture de manuel...
Pas de sirènes donc pas d'étocs
les naufrageurs sont pas encore rendus sur les lieux des baignades
Esprit frais au coeur des nuisances
tu laves les fonds de leur mauvais
au prix d'un mimétisme de survie  contre tes prédateurs
Me voilà
je te recommence en continu
frais des embruns d'un rêve
tableau d'un vivant inachevé
ce jardin où nous savons protéger
ce que nous voulons ressaimer
éternel regain bleu

Niala-Loisobleu
10 Juillet 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=ncjenmnN4ew

dimanche 5 juillet 2015

LA TRACE DU SABLIER

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LA TRACE DU SABLIER

Quelques cris plus loin
les arbres des abysses gardent en corps
aux troncs des coques échouées
le sang des coeurs gravés dans la masse rocheuse

Souffles rauques des rires martelés par le burin des vagues
au granit des fonds marins
sous les torsions du séisme des reins
à force de je t'aime mordus par la ceinture de feu

Du hurlement des velours pénétrés
seins balancés au compas des cuisses ouvertes
le temps s'arrête l'espace d'une éternité
au gré de la passion libérée par les déchirures de la raison
dans l'étendue accessible des possibles du silence de la poésie

Niala-Loisobleu
5 Juillet 2015


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Vangelis • IL N'Y MER MUSIQUE - Special Edition 20 Songs (full compilation)

vendredi 3 juillet 2015

LA BALEINE

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LA BALEINE

En fontes de canicule
le tonnerre rebondit à grand bruit contre le mur de la nuit
N »aies peur
comme tu te trouves embouchée
tu n’as rien à craindre de la foudre
la foudre était entrée bien avant
voilà longtemps qu’elle est entrée
Serres-toi juste un peu plus fort
j’aime quand tu transparentes au point que je sais plus qui de l’un ne pourrait pas être l’autre même avec une taie sur le travers seins
A derme nous recommencerons
tu t’y colleras
j’m’y cacherai
aux losanges cousus traversière
Flûte nous voilà pan
je fourche du sabot et toi de l’aqueux
qu’on amphibie
à en rosir de l’écaille dans l’amer qu’ils nous ont laissé
enfin
qu’ils pensent nous imposer comme un naturel quotidien
Bien sûr nous humes des ô rages
rebelles à tout esclavage
Tu alors été
je néanmoins demeuré
Mon cheval vieillit en gardant l’amble si jeune que la croisade qui s’allonge te maintient en amazone sans que le glaçon nous fasse le coup du Titanic
Les rides ailes maintiennent la charge au fond des cales
Sois enfant dans le ventre où tu m’as reçu
Pour accoucher
à la lune que les guitares allument
derrière les fanons lotis dans la baleine
sans nous enrhumer
du refroidissement du Gulf Stream

Niala-Loisobleu
3 Juillet 2015

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jeudi 2 juillet 2015

BLONDEUR CORAIL

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BLONDEUR CORAIL

Ce matin là
je cherchais l’heure au poignet de la fenêtre
l’air resté frais après l’orage de la nuit
se tenait encore dans les jardinières en attente de partir au marché
Tout n’était que silence
pas un ronflement de feuille
pas un remuement d’herbe
à peine un souffle demeuré des étoiles
et posé à même le sol par la pleine lune
dans sa descente sur le tapis où tes cheveux demeuraient étalés
Elle n’avaient rien dépeigné des mouvements de tes membres
chacun d’eux s’étirait en boucle souple
devançant les mouvements de mer que ton ventre imprimait au mien
lorsque nos lèvres sèches venaient boire à nos langues humides
Ce parfum animal
assemblage naturel de notre conversation intime
allait d’un à l’autre du lit
chaud d’un musc porté par la marée
et rafraîchissant des menthes que le matin joignait au basilic
Ouverte corail dans ta chaume
fruits rouges en bleus d’herbacées
tu souriais au-devant des présages
la main plaine ouverte aux greniers
plus fertile que les promesses d’un traité d’algues vertes au lisier des côtes…
Niala-Loisobleu
2 Juillet 2015
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vendredi 26 juin 2015

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LARMES D'ENCRE

Par les mailles des heures le métier a tissé
Tremblements mêlés de suées diluées dans la glace de frissons
Une à une,
elles ont remontées les barreaux de l'échelle à poissons
mes émotions
sur les genoux, épuisées,  jamais sur le ventre
à vouloir franchir les écluses de l'indifférence
Mises à l'index par la raison du bien-pensant, la puissance de ce qu'il est de bon ton de croire et de faire
Subissant la peur des confrontations
l'incompréhension qui étiquette
la douleur de l'ignorance qui châtie de ses sarcasmes
la poésie écorche le derme jusqu'au coeur à vif
Poète
Je suis d'une autre race
d'un autre langage
de pas la m'aime expression
allez vas à la trappe maudit repeigneur de ciel
De la douleur monte l'éclat de la couleur
on s'y précipite depuis son gris constant
on la dévore
on s'en repaît
pour mieux la mettre en joue
afin de la tirer à bout portant
J'ai mal aux autres
Je ne fuis pas je sors
Tout cet amour je vais le noyer dans la solitude des oiseaux bleus aux vols blancs
le chant du marais et ses bruissements de silence de sel en fleur
A l'abri des planches, là où l'écaille craque pour polir la nacre
de la perspective à coquiller la marelle d'un autre calcaire
Empreinte de pattes que l'oiseau griffe au buvard des dunes
Chaude étreinte de l'horizon portant les luminaires à flots sur une canopée marine
en dehors des remugles de la méchanceté gratuite
de ces paradis artifiels où le sentiment ne s'écrit qu'avec des maux sales
Que de je t'aime blasphèment l'amour
laissant sur les rivages du Tendre
des sombres héros à bronzer

Niala-Loisobleu
26 Juin 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=VTPec8z5vdY

jeudi 25 juin 2015

NOIR BLEU ÂTRE

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NOIR BLEU ÂTRE

Remontant de la cheminée 
bistres de poils d'ours
au feu claquant
nous laissent tapis l'un dans l'autre fumants
devant le bois qui bave
sous la langue des flammes

Matin de braises
en corps chauds 

Ta robe collée au papier-peint titubant
se retient au dossier
des murs ouverts
en regardant ta culotte le nez dans le soutif dégrafé
tous deux
plongés dans leurs rêves sur la paille de l'assise
au pied du paon talon que les tomettes ont détrôné
aux premiers rayons de l'ocre

Le front des carreaux où vivants nous gisons
s'embue de la première rosée 

Ton haleine sent l'amour
à en ouvrir les lits-clos
sans décrocher les étoiles
.du timbre de pierre
où les gouttes du saxophone échappées du piano
éclaboussent la paillasse de la plage déjà ouverte
Des roses coquillages prennent l'air
au ressac du sel

Au-dessus
à l'étage
en haut des rochers
le plancher craque pour l'odeur d'arabica qui monte
ondulant des hanches comme une verseuse sur la rampe

Dehors le coq ouvre les rideaux à fleurs

Je bois la tasse
au fond de tes yeux de porcelaine translucide
Bon Jour

Niala-Loisobleu
25 Juin 2015

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Salif Keita & Cesária Évora - Yamore

mercredi 24 juin 2015

LE TRANSBORDEUR

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LE TRANSBORDEUR
Les silences suivent le rythme des instants partagés, seul ou à plusieurs, stimuli en figure de proue. Tantôt la surface est sans ride, tantôt une vague est à franchir. Les nuits sont fraîches, entre soir et matin, l’amplitude suit le pinceau du soleil, et ça me dilate le métal, au point de me courbaturer les entretoises, ainsi parlait le vieux pont-transbordeur de Martron, qui traversait personnes et choses d’une rive à l’autre de la Charente, vers d’autres eaux au Sud-Ouest de Rochefort. Aujourd’hui, il promène les enfants et les nostalgiques en laissant les voitures prendre le viaduc qui le snobe du haut de ses piles prétentieuses dénuées de cette majesté sculpturale, qui est l’apanage des grands ouvrages du 19°.
Les fleuves seront toujours la marque d’une vie humaine, que le Grand Nautonnier traverse , en laissant au courant le transport de nos années. Entre des tours de malice et de continents, j’ai les yeux qui flottent d’un âge à l’autre. Age tendre comme une herbe courte, qui perle de gouttelettes entre ses couches.L’ombre des nuages, avance, poussée par des souffles musicaux. Elle glisse comme un tapis volant, emportant le souhait de toutes les escapades, au loin des ici, au bord de ailleurs. Les châteaux-forts étirent les remparts de Carcassonne, aux donjons cathares, pour que Soeur Anne voit venir les 3 mousquetaires au secours de Don Quichotte. Ramassés aux lés des rivières, les glands du grand arbre font la chaîne, dans la ronde d’un rire d’enfants. Arrive le jou où les grands récoltent la part de tracas que les enfants représentent. Ce que nous avons été en tant qu’enfant jouera un rôle imminent au moment où face aux  nôtres nous devrons sauter les obstacles bien particuliers que toute séparation comporte. Sur leurs chevaux de bois, ils sont d’une prochaine croisade, rien n’est jamais pareil dans un recommencement éternel.
Comme une bande des cinés muets, le noir-et-blanc cède la parole au technicolor. Seuls, les chemins se creusent un peu plus, ils ne veulent pas perdre la trace des pas précédents, s’amollissant à la pluie, pour le strict nécessaire à la nouvelle empreinte. Nous avons des rejets au pied, comme l’arbre qui nous symbolise. Quoi que ça puisse faire remonter, il faut les couper. Sans que cela atteigne la vérité du lien qui les unit à la racine, les trancher vivifie, en ne laissant pas des adhérences malignes se développer. Être épanoui, c’est se donner le moyen de mieux traverser vers les autres.
Niala-LOISOBLEU
24 Juin 2015
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samedi 20 juin 2015

LA CIUDAD DE LAS DOS PACES



L'attente d'apres Patrick Jannin

LA CIUDAD DE LAS DOS PACES

Lame acérée du rai, murmure d’un voeu haletant que l’heure égraine, heur après heurt
racines au fond de poumons gorgés de crues de sang,  que des mains décousues de promesses tiennent
il pleut des éclats de rires au regard d’enfants abattus en plein vol, lestés d’éclats d’obus
le missile est là,
visible,
en lieu et place du Messie attendu
psalmodiant ses sermons de chaire à canons qui labourent pour l’épuration raciale
L’étron d’oliviers enfume la virginité de la colombe au fil du couteau
mains en prière dans une parodie d’amour
c’est ainsi que les hommes disent vivre
Il fait désert
je vois l’oasis tarir
Nous nous y étions plantés source bleue
doigts noués aux matins qui tissent
loin des dattes et de leurs régime
qui obturent les estuaires et leurs confluents
Pourquoi tout ça pour ça ?
La surdité de l’inconstance hurle le manque d’amour
en se jetant des quatre membres dans l’imposture
à force de mots étirés en phrases à maux discourant hors sujet
Dans l’ombre de l’au-delà, le chant de Montserrat vole de ruelles en ruelles
sorti d’une même voie innée des deux camps
débouché
que la réalité humaine rend impossible par la fragilité de son passage à l’acte
au nom d’un éternel remake de ses anciennes erreurs
comme s’il n’y avait d’autre solution que celle de mourir pour continuer d’aimer
avec sa connaissance, sa dignité, sa foi, sa probité, son humanité
sauvegardés des pirouettes de la lâcheté…

Niala-Loisobleu
21 Juin 2015

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vendredi 19 juin 2015

AU BORD DU LOINTAIN...

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AU BORD DU LOINTAIN

Toujours à deux doigts du meilleur, le bord de route s’en est fallu d’un poil d’aboutir.
Comme disait la palisse, si j’avais tenue, le sable ne m’aurait pas filé entre les lattes.
L’irisé du fond des coquilles ne corrige pas pour autant la tristesse des  fautes  d’orthographes.
Sur la nappe des frustrations
un renversé de sel n’a pu effacé la tâche de vain
Au loin à l’amor, un chien aboie
Le printemps tarde a sortir ses feuilles…

Niala-Loisobleu
20 Juin 2015

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jeudi 18 juin 2015

VAS CHERCHER DE L'EAU !

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VAS CHERCHER DE L'EAU !

Les allées du jardin gercent, dans les pissenlits un oeuf brisé tremble, le jaune au centre du vert.
La Marguerite, cou tordu vers la réponse, baisse les yeux sur les doigts qui la déshabillent...
Anxieuse, m'aime-t-il comment ? Un peu, pas du tout énormément,,,
La fontaine a tout bu, il faut racler les sots.
A la blancheur des maisons qui s'étagent en espaliers, le bleu des moucharabiehs dissimule mal les ancres noires de l'abstinence.
L'absence de foi donne un goût âcre aux vains de messe, entre l'appel du muezzin, les sermons de l'aigle de Meaux, l'ouverture à huis-clos du 49,3
qui,
hormis le poète fou que l'espoir nourrit, se souvient de celui du 18 Juin ?
Toi te souviens-tu quand nous avons-traversé la Manche à l'aller ? Ceux de Dunkerque furent parmi les premiers à nager. L'opulence avec ses obésités huileuses, dans l'installation des loisirs, a fait un sacré boulot, ya pas à dire, entre 36 et 68 le grand écart politique à mis la gauche à droite, mis à part les lampistes qui au milieu de tout ça n'ont pas changé d'un iota,
le cou du grisou n'a fait que s'allonger.
Quelques espagnols qui, entre Guernica et Franco, avaient échappé au garrot, s'étaient installés dans la peinture, l'écriture, la poésie.
Le rouge chez l'ibère ça crépite comme un immense feu qui brase l'union sacrée avec la vie,
Et ça c'est cri :
OLE comme CORRIDA !
Tiens j'repense à la Manche, dans le sens retour, te souviens-tu des drapeaux qui flottaient aux fenêtres de la Rue de Verneuil ?
Bien sûr, même que le crémier qu'avait fait son beurre avec l'occupant, non seulement c'était ses fenêtres qui en avaient le plus, mais comme il était beau son brassard tricolore, avec FFI écrit dessus....
A quelque pas de là en Raspail, les barreaux du Cherche-Midi ne retenaient plus rien des cris que les lettres des Fusillés avaient posté. !
- Qu'est-ce que l'art demanda un enfant , craie à la main ?
- Un bon placement répondit le Ministre de la Culture, si tu es dans la côterie des galeristes, qui en dehors du fric à en tirer, n'en ont pas la moindre idée.
- Nous avons fait un grand pas en avant de ce point de vue sur l'oeuvre artiste-hic.
Là où on moule l'esprit l'aqueux s'allonge, là où l'artiste s'exprime au seul profit du regard de l'autre, l'ennui fait souche.

L'arbre de vie
Va chercher de l'eau
Au fond du puits !
Va chercher de l'eau
Je t'en supplie !
Va chercher de l'eau
Et l'arbre de vie
Tout contre nos coeurs
Déjà refleuri
Va chercher de l'eau
Au fond du puits
Tout au fond du puits
Des souvenirs
Laisse aller les jours
A jamais enfuis
Puisque nos vingt ans
Vont nous revenir
Alors toutes nos amours
Vont repasser
Pour faire un seul amour
Car nous avons
Découvert aujourd'hui
L'arbre de vie
Va chercher de l'eau
Au fond du puits
Va chercher de l'eau
Je t'en supplie
Pour nous deux
Le temps va recommencer
Nous ne verrons plus
Passer les années
Va chercher de l'eau
Et l'arbre de vie
Tout contre nos coeurs
Déjà refleurit
L'arbre de vie
L'arbre de vie
Leny Escudero

Les dunes dans leurs frissons ont du mal à retenir les caresses du vent sur le sable. Les agapanthes dressés embrassent les trouées de nuages. Au bord du chenal deux bouées en marcel à rayures, se gonflent la poitrine d'un air de traversée. Il y a ce qui part et tout ce qui ne reste pas, trop de choses s'effacent sous l'apparence d'être là. L'homme n'est fidèle à lui-même que dans l'infidélité faite à ses promesses.

Niala- Loisobleu
19 Juin 2015
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https://www.youtube.com/watch?v=uf816g8j6nY

lundi 15 juin 2015

CRAYONS A MUSIQUE


sortie A4 invitation
CRAYONS A MUSIQUE
Ces noirs et blancs
écrits à la main
aux crayons de couleur
frémissent de la pellicule
Images
Aux voûtes du métropolitain
remontées au long des hanches
de tous les wagons
d’un train d’années
du couloir des correspondances
Du retard à l’arrivée
il a fallu beaucoup tracer à pieds
le ventre vide
Accroche-coeur et peint d’épices
chanson de gestes sans paroles
coeur gavroche et poils de chien
au décolleté de tes seins t’honorés
des Tuileries au jardin du Luxembourg
t’es l’omniprésente
Muse
ton bouquet d’imaginaire à la main
Du pavé des quat’saisons
il me reste ton cresson qui n’a jamais manqué d’ô
dans les sécheresses de la vie
Dense de sains qui
rencontre partout l’asphyxie
Ma Bleue
aujourd’hui te voilà qui ressors l’accordéon de l’étui
une dernière fois peut-être
pour marquer la cadence des mots-peints
chantés aux cimaises de la dernière exposition
par chacun de tes derniers enfants
Musique de vie dans la vie avec les autres
Niala-Loisobleu
16 Juin 2015
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dimanche 14 juin 2015

CALE-SECHE...

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CALE-SECHE,,,

Sur le front de mer la plage ride au carrefour des pattes d'oie
d'un horizon tari
Le casino vient de fermer les pisseries fines
L'épicier arabe sort ses cageots de légumes cultivés sous le voile
Jetée au bout du môle une laitue se perd dans un trou d'eau de mer d'huile
En pliant l'échine, elle chante la vie-nègre
Anémone
fait prendre l'air à la contrebasse qui roupille en consigne au Café de la Gare
Un cheval s'assied à la viole de Gand, 
sellé hippocampe pour dernière charge héroïque
Tandis que l'archet de la lune glisse sur les rênes, à l'extrémité de l'âme des violons
vers l'aine, un morpion se met en quête d'un nouveau jeu à gratter
Au loin venus de la fosse abyssale les seins balles d'une naïade rebondissent
toutes litanies sorties du soutien-gorge
en vantant le gros néné comme seul contre-poison de la platitude d'esprit
Dans son lit un adolescent fait son premier rêve érotique
Le phare se dresse sous la couverture d'une brume cotonneuse
Une amande tenant une figue par la main met son obole dans le mendiant
de plus en plus malade la nature défend son exercice plus vivement qu'un adepte des 35 heures
Le barbier de Sébile affûte sa voie en jetant son regard sur l'horizon
Quel chemin faut-il bien prendre pour avoir le meilleur soutien, fait-il gorge grave
Aidez-moi j'ai des trous dans les poches de ma mémoire
Mais qu'est-ce que c'est noir les plages, fait un cormoran englué dans le texte d'un blues-mazout
T'avais qu'à coucher au Carlton lui rétorque un vieux chien libidineux, t'aurais été blanchi
On a emprisonné l'Oiso pour exhibitionnisme faisant injure à magistrat
Nu comme un vers libre, il montrait un démonte-cage à faire soi-même
Pauvre monde la tête dans le sot du virtuel
Plus aucun sentiment désintéressé ne pointe à l'horizon numérique
Une odeur pestilentielle répand sa bêtise crasse à l'infini
Fesse de Bouc truste
son mono-pôle interplané-taire éradiquant ce qui ne ferait pas sa loi
tirant à lui tout seul l'obscurantisme parti en conquête
dans une vaste entreprise de recrutement
Ce qu'il me reste de libre-arbitre
je veux le voir pousser dans un jardin d'enfants
parmi les innocents
les imbéciles
les naïfs
pour naître récolté qu'après mes deux mains

Niala-Loisobleu
14 Juin 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=RTgDZapqHVI

jeudi 11 juin 2015

ECUMES POETIQUES

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ECUMES POETIQUES
J’avais sorti ma tête de ses poches percées,
ma rétine n’imprimait plus qu’en boucles tes longues mèches.
Qui sommes-nous, où n’irons-nous pas?
Telle était devenue sans matraquage
ma pensée-unique
Cogito ergo sum
Des rouleaux se brisant, les embruns d’espérance fracassent l’obstacle d’une seule volonté.
Le temps qui nous est donné à vivre n’a pas mis de montre à notre poignet.
Je vis en Toi,
tu es l’une et l’autre de mes oreillettes depuis que nous avons fait m’aime sang.
A l’amble des chevauchées où les marées nous portent,
nos pierres sont à bâtir.
Il leur reste toujours à faire, il faut sans cesse hâler.
Nous, sans les autres deviendrions réduits à l’exclusion de l’ensemble vital.
Il ne saurait battre seul.
Les couleurs se mélangent en une seule palette aux multiples nuances.
Ta parole est tienne comme ta foi.
La religion du plus fort est fanatique, le cri des illuminés plonge dans l’obscurantisme.
Libre de croire ou de ne pas croire,
sauf en l’espoir
par-delà tous doutes portés par le chaos entretenu du quotidien
Solaire l’araignée tisse à l’infini le symbole cosmologique de la plus haute importance.
Epiphanie lunaire, dédiée au filage et au tissage, artisan du tissu du monde, l’araignée est maîtresse du destin.
Elle le tisse, elle le connaît, . Ce qui explique sa fonction divinatrice, universellement reconnue : elle détient les secrets du passé et de l’avenir (Seghers)
Galopons à la foulée des flux et reflux,
galopons, nos poulains accrochés par le flair que nos odeurs leurs auront révélés.
Il n’y a pas dheure pour venir, d’heure pour partir,
il y a que l’l’heur d’être toujours.
Le chevalier se découpe sur l’orée d’un soleil à révolutions.
L’écharpe qui ceint son avancée porte la nourriture spirituelle de l’amour .
L’échelle est dressée pour franchir le tunnel du nuage noir, du bleu est là ne demandant qu’à s’élargir.
Sur la toile vierge, J’entends l’encre crisser, de sa plume active,
la musique des mots ouvrant sur la poésie.
Passe la lumière à l’infinité des possibles
Viens danser mon Amour
Niala-Moisobleu
11 Juin 2015
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