NOIR BLEU ÂTRE
Remontant de la cheminée
bistres de poils d'ours
au feu claquant
nous laissent tapis l'un dans l'autre fumants
devant le bois qui bave
sous la langue des flammes
Matin de braises
en corps chauds
Ta robe collée au papier-peint titubant
se retient au dossier
des murs ouverts
en regardant ta culotte le nez dans le soutif dégrafé
tous deux
plongés dans leurs rêves sur la paille de l'assise
au pied du paon talon que les tomettes ont détrôné
aux premiers rayons de l'ocre
Le front des carreaux où vivants nous gisons
s'embue de la première rosée
Ton haleine sent l'amour
à en ouvrir les lits-clos
sans décrocher les étoiles
.du timbre de pierre
où les gouttes du saxophone échappées du piano
éclaboussent la paillasse de la plage déjà ouverte
Des roses coquillages prennent l'air
au ressac du sel
Au-dessus
à l'étage
en haut des rochers
le plancher craque pour l'odeur d'arabica qui monte
ondulant des hanches comme une verseuse sur la rampe
Dehors le coq ouvre les rideaux à fleurs
Je bois la tasse
au fond de tes yeux de porcelaine translucide
Bon Jour
Niala-Loisobleu
25 Juin 2015
Salif Keita & Cesária Évora - Yamore
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