CHEMINS DE TAIRE
Où que ce soit, il y a toujours un violon qui cogne dans l'étui,
des brûlures de cordes en mal d'archet.
L'âge n'est rien, pas plus que la provenance du sable,
les grains de quartz déambulent sur le tapis lapidaire du tant
un manque mis en boucle.
Les
oreilles des voies romanes semblent refuser l'érosion naturelle,
bourdonnant de gestes, fraîches de vieilles peintures, empreintes malgré
l'athéisme naturel de symbolisme religieux, architecture, fresques,
sculptures à intention pédagogique : tympans et chapiteaux, demeurant la
"Bible des Pauvres", comme au Moyen-Âge toujours illettrés malgré les
efforts de Jules Ferry.
L'espace lui s'est aboli des constructions de la simplicité.
La lumière y fait défaut, le rythme des colonnes a été tronqué en même temps que les absides
Le style reste néanmoins en accord avec la sensibilité d'aujourd'hui.
Il s'illustre par l'absence absolue.
Un outre-noir dressé à l'orient a coupé les cordes vocales du coq made in taïwan.
La
ceinture verte des fortifs de mon enfance est interdite à la libre
circulation, plus plombée qu'une hors d'âge de la rue St-Denis que le
sidaction contrôle,
L'an pire décence est atteint.
Bien sûr il y eut des ô rages, comme seul le Grand Jacques demeure témoin, du Jef coincé dans la paume d'Adam.
Sans
doute y avait-il comme dans l'amer, cette fonction naturelle de cycle
propre à lever la tempête, pour épanouir les premières fleurs du
printemps que la Poésie tient au cas où.
Contrairement à la vie, la mort n'a jamais portée de liberté.
Mes yeux voguent aux gouttières des ornières, l
le droit plus que l'autre, une escarbille le squattant,
tous deux tendus dans la quête de la larme espérée,
un demeurant de sel venu de l'iode
collé à la planche blanchie du dos de la cabane
des verdeurs de cheval dans l'amble espérée
et des vols d'oies sauvages à la rencontre du continent d'ailleurs.
Toujours porteurs de résurrection
Niala-Loisobleu
28 Mars 2015

https://www.youtube.com/watch?v=MlfjWtHbRkc

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