JE SUIS D'ETE
A peine un glissement et déjà mes yeux avancent l'heur
Souhait plus que réalité c'est un des noms donné à l'espoir
J'entends du fond du garage des corps morts
Remonter la vague avant que la coque ne bouge
Les mâts couchés en italique
Aspirent le flot qui mettra la hune en titre
Avant que le claquement des ailes n'ouvre les volets
On remonte l'encre aux deux bords de la cale
Cachées sous les casiers enroulés aux cordages
Les amours en sécheresse tètent la rosée
Et pendant qu'ils dorment au chaud des amarres
Les aiguilles abordent l'autre côté de la jetée
La nuit à peine déchirée
Voilà le premier sourire du soleil qui crie dans la pluie
Niala-Loisobleu
29 Mars 2015
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