jeudi 30 avril 2015

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MON PAUVRE AMOUR, JE T'EN REMETS AU VENT...

D'avoir voulu vivre avec moi
T'as gâché deux ans de ta vie
Deux ans suspendus à ta croix
A veiller sur mes insomnies
Pourtant toi tu as tout donné
Et tout le meilleur de toi-même
A moi qui ai tout su garder
Toujours replié sur moi-même
Mon pauvre amour, sois plus heureuse maintenant
Mon pauvre amour, Je T'En Remets Au Vent
Toi tu essayais de comprendre
Ce que mes chansons voulaient dire
Agenouillée dans l'existence
Tu m'encourageais à écrire
Mais moi je restais hermétique
Indifférent à tes envies
A mettre sa vie en musique
On en oublie parfois de vivre
Mon pauvre amour, sois plus heureuse maintenant
Mon pauvre amour, Je T'En Remets Au Vent
Tout est de ma faute en ce jour
Et je reconnais mes erreurs
Indifférent à tant d'amour
J'accuse mes imbuvables humeurs
Mais toi ne te retourne pas
Va droit sur ton nouveau chemin
Je n'ai jamais aimé que moi
Et je reste sans lendemain
Mon pauvre amour, sois plus heureuse maintenant
Mon pauvre amour, Je T'En Remets Au Vent
Mon pauvre amour, sois plus heureuse maintenant
Mon pauvre amour, Je T'En Remets Au Vent
Hubert Félix Thiefaine

https://www.youtube.com/watch?v=lQb7TqXBh9k

Simplement mon vieil Hubet Félix,
moi, je ne mets pas de noms à mes incomprises
pas plus que ce soir je ne mettrais de non à l'amour
C'est bien à lui que je m'adresse au travers de ton beau texte
à lui que je m'en remets au vent
de ses mots que j'entends tous jours venir
sortit de leur coquille au bon moment..

Niala-Loisobleu
30 Avril 2015

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dimanche 26 avril 2015

LE PAYS


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LE PAYS
Est-ce par espérance ou est-ce par désespoir
Tu as quitté ta terre pour travailler ici
Maintenant tu découvres dans tes soirs de solitude
Et dans le regard des autres que tu es différent

Il est là, là il est en toi 
En toi, le pays 
Et tu dis c’est sûr, je reviendrai là-bas 
Si je peux

Tu écoutes des musiques et des chansons de là-bas 
Cœur serré, tu les chantes sur ton lit dans le noir
La langue de ta mère elle ne t’intéressait pas
Maintenant tu veux l’apprendre
Tu n’as plus honte de toi

Il est là, là il est en toi 
En toi, le pays 
Et tu dis c’est sûr, je reviendrai là-bas 
Si je peux

Dans un bar tu retrouves 
D’autres enfants de là-bas
Vous faites dans vos rêves 
Un pays plus beau qu’il n’est

Il est là, là il est en toi 
En toi, le pays 
Et tu dis c’est sûr, je reviendrai là-bas 
Si je peux

Il est là, là il est en toi 
En toi, le pays 
Et tu dis c’est sur je reviendrai là-bas 
Si je peux…oui

Gilles Servat

Traînant cette couleur d'ailleurs effacée
entre froid show et chaud de vent
il promène ses craquelures de taire 
cà l'intérieur d'une indélébile senteur

Ah l'happeau 
mirage d'un endroit libre
où l'on va vendre sa peau

Où se trouve-t-il l'enfant de salaud
nom de Dieu
qui a dit que les voyages formaient la jeunesse
et asseyaient l'avenir...

Niala-Loisobleu
26 Avril 2015

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Gilles Servat - Le pays (live)

BRUISSEMENTS

Surrealism by Jake Baddeley



BRUISSEMENTS

La rivière doit bien avoir des pensées qui lui sont propres. L'arbre ne pousse quand même pas sans se poser des questions. Quand à l'oiseau je n'ai aucun doute, mon jardin a perdu ses hirondelles bien avant que les fils téléphoniques ne connaissent le numérique. Leurs couleurs si vivantes, vous en connaissez-vous des tons qui volent, qui font des sons musicaux de feuilles jouant avec le vent, non ça n'existe pas chez l'homme la lumière qui tressaille naturellement. Il faut qu'il se fasse des préalables pour espérer décider ce qu'il n'ose, sauf quand ça va porter malheur à l'équilibre, où là connerie est déjà faite avant qu'il se pourrait, rien n'est moins sûr, qu'il la voit.
C'est fou de voir que plus les siècles passent plus l'affligeant épaissit.
Ils sont forts les maîtres à penser. Des manipulateurs hors pairs.Pourquoi y râle puisqu'il accepte tout au nom du n'importe quoi. Sa révolte est sinistre de bêtise crasse. Limitée au procès de sale gueule, il va mettre un danger à la place d'un autre sans s'être un instant penché sur le vrai problème.
M'enfin pourquoi y se fatiguerait le RTT, ça va pas pas ? Allez ouste, sortez et ne revenez pas avant la prochaine messe, à genoux j'ai dit !!!
Quand la télé cultive une telle diversité d'émissions culturelles, merde comment dans un quotidien de chômdu, de parents qui se nourrissent aux imbéciles qui s'occupent de garder leurs mômes, éducateurs en tous genres, garde-chiards et employées de crèches, pour qu'ils puissent faire les magasins avec leurs caddies en taillant la bavette, comment remettre les choses en dehors du désordre le plus constant ? Comment un gouvernement pourrait-il se maintenir si les attentats de religion, les crahs de pilote en mal de vivre, les mômes qui violent en tournantes, qui tuent dans le trafic de drogue, inspirés qu'ils sont par une large propagande du crime, du sang à la une que les émissions de télé dispensent en boucle ? Sans oublier ces reportages hautement réalistes sur la vie des milliardaires qui achètent des pays sauvages pour construire des hôtels à circuits-poubelles. Enfin on a que ce qu'on mérite...quand le nazisme sera de retour aux commandes, si on extermine pas davantage de populations ce serait une nouvelle déception humanitaire...
Le monde n'a aucune chance d'être refait. Ceci ne doit pas vouloir dire que tout est pourri sans recours possible. Il faudrait juste que les combines à pognon qui ne font que générer le vice et la corruption soient éradiquées des seules priorités d'une minorité qui pratique l'esclavagisme planétaire.

Je t'aime la vie, t'es belle de l'intérieur,
c'est l'allure qu'on te donne qui te va pas,
ton maquillage trop lourd, te fait pute,
nettoies-toi la goule....

Niala-Loisobleu
26 Avril 2015

Sammy Slabbinck

https://www.youtube.com/watch?v=jiKYhvpBgpw

samedi 25 avril 2015

intime conviction

Catherine Alexandre (10)
INTIME CONVICTION
Je rêve
je te touche
de toutes mes inventions d’ouvrier-manuel
Mise dans tous les sens de nos écarts de conduite
te démontant pièce par pièce sans oublier la cave et le grenier
les dépendances
l’écurie
le jardin derrière l’église
l’adresse du pair Noël
Tu es assise en tailleur
le mettre à ruban  autour du coup
ciseaux ouverts depuis les genoux
paumes offertes à même le sol que je viens de retourner
tes deux yeux blancs renversés dans leur couleur en orbite
Tu n’es pas là
où les questionnaires font la queue aux barrières des formalités
ta nudité crue étant passée en contre bande par l’ouverture de mon vestiaire
pendant que simultanément
le téléphone tombait de ses béquilles
Quel aventurier te cravache-t-il ainsi pour que tu parles d’aller à l’encontre du chemin encombré
au-delà de la démarcation des neiges et du sablier
Etagée d’un sein sur l’autre les fesses en salto
tu fends le désert d’un sillage habité
l’herbe repousse
à coups de reins
Tu n’es qu’odeur indienne avec tes messages de fumets
rose sari
vert tango
rouge fontaine
bleu au centre du front
être chromatique en forme d’rc-en-ciel
parti d(une flèche cathédrale
Ton haleine femme enfante la glèbe à bras tendus
fouaillant le marécage d’où les lotus éclosent en vols d’oie sauvages
Tu es là
toute ouïe
écailles au luisant de tes cheveux varech
Le chien que je suis porte tes ballons rouges aux tons divers
à la garde Montparnasse
dans l’ombre de Jeanne et d’Amédéo
en partance
pour repaître en tes sommets de transhumance
Les bouquinistes du fleuve gardent au fond d’eux-mêmes les enluminures des passantes
Complaintes Mirabeau ascension Tour Eiffel
Guillaume
ouvre le rideau à sept branches à
Marc
sous l’oeil de la danseuse et du clown
menant la vache à l’abattoir
dans l’indifférence de la carpe
Cessera-t-on un jour de persécuter l’amour
au son d’une musique de cirque interdite aux jeux des enfants
Il n’y a plus une place de libre pour l’ennui et ses papiers gras
nous nous aimons à guichets fermés
dans les pendules éteintes des aiguilles à tricoter….
Niala-Loisobleu
25 Avril 2015
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jeudi 23 avril 2015

MON JARDIN D'ECRITURE 10




MON JARDIN D'ECRITURE 10

Lâché du ponton posé à m'aime l'arrive
l'azur sort les pinceaux gonflés de pulpe
des bassines
que les gouttières de notre toit ont emplies
Montent d'ailes
des fleurs de peau à coiffer de paille
tressée de rubans comme on en voit sur les chemins des cayennes
où on perd l'ignorance pour apprendre l'art d'aimer

Des cerises aux oreilles tu m'en diras temps
pendant que je te croquerai
le noyau
à plaines dents

Ta paume m'ouvre les bras de l'arbre à clairière
alevinant le bassin d'un bord à l'autre de la rivière

Ils ont dit tant de méchancetés que le ciel a pleuré
pour laver la terre
Tu sais de ta nacre quand ta coquille libère
l'iode grave en eaux-fortes les acides de l'humeur maligne
des stries du sillon laboureur

Ce qui demeure des oiseaux blancs est de lin comme de l'autre
à peindre d'un bruit de plumes aux encres de couleur


Féz moi rouge, safran, jaune maïs, vertigo, amadou, cacao, sellant l'été, à l'y voir ailé fan
Ton nez sain est nacré de rose
jusqu'à l'arrondi de mes lunules dressant leur voile pour gagner les îles 

Bien sûr comme disait Grand Jacques
nous eûmes des orages
mais ton Amour à mon Amour érode pas
Le suspendu reste l'accroché de nos vols
une seule ficelle en cerf-volant pour s'attacher
à tous les vents qui ondulent les chaussées du ciel

Un silence amarré à l'encre
pour empêcher les maux de circuler
nous mettrons au mot faim notre perpétuelle mise en bouche

Niala-Loisobleu
4 Février 2013/ 24 Avril 2015



LE PEINTRE HABITE
2010
NIALA
Acrylique s/toile 55x46
Disponible : 700,00 €

ENTRE CHAIR ET DERME

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ENTRE CHAIR ET DERME

Elle est
comme un mot qui ne s'ouvre que pour faire ce silence
a dresser la pilosité et ce qui se trouve autour
Couleur caramel au lait pointe de bistre
l'aréole
pointe son écorce
au centre du grain de la peau aquarelle
qu'un crayon sanguine épluche à traits vifs
L'ô zone
ces quartiers érogènes à la pointe de la seule langue que je connais
chargée de pâte pigmentaire brute
en préparation d'un rehaut léger
Dessein d'une musique animale où le premier chien montra les crocs
pour déchirer les velours de la figue gonflée
se fendant sous la poussée
ouvrant le sextant des cuisses pour marquer
à jamais
la position culte
à l'encre de l'écriture solaire
Peinture fauve
entre derme et chair les primaires se ruent ...

Niala-Loisobleu
23 Avril 2015

https://www.youtube.com/watch?v=VKtAhJPZS6o&list=PL60ACF3A883D4BC9F

MON JARDIN D'ECRITURE 9



MON JARDIN D'ECRITURE 9

Un faux sommeil collé aux circonstances cause toujours tout seul. Il parle du croustillant  envoyé par l'haleine du soupirail de la boulangerie, où des croissants shows se lèvent les premiers. Avant la sortie du journal, il a déjà la diagonale qui traîne des faits divers à la nécrologie.Sans scoop. Machinal, pareil aux mouvements qui déplacent la pensée en même temps que les pieds, comme ça pour rien C'est quoi, c'est qui, aujourd'hui qui fermeraient le courant d'air sur le banal ?

L'a une tête d'anonyme ce gars là, ce pourrait aussi bien être un ange, vu qu'il est sans sexe, qu'un des monts d'Oural ou d'Arrées, que ça serait tout du pareil au même. Le palier de mon étage est bien silencieux, si ce n'était quelques grincements de marches, au tournant de la volée, on se serait cru là-bas comme ici sauf ailleurs. Monsieur, Monsieur, me disait sans rien dire, la même chose hier. Quand le creux rebondit  il avale, phénomène de physique de la mécanique du quantique du quantum (quand homme fige, le pétrifie bouge - Loi de la relativité, page énieme).

Tiens, admettons que la pluie qui revient cesse, serait-on moins sec ou plus mouillé ? Ni l'un ni l'autre, en hiver l'héros dore au soleil. Le vent tempétueux charrie. J'aimerai savoir qui, en dehors d'une mal bisée, sors dehors en plein vent seulement vêtue d'une jupe parapluie ?
Remarque,c'est pas entièrement négatif, c'est signe que l'espoir se trouve aux endroits les plus inhabités. Mon coiffeur en repeignant son salon ne se rase plus, il fait l'arrêt au milieu d'une semaine agitée, calme et serin, le chauve sourit.

Pourquoi tu m'racontes toujours des histoires où que j'm'y perd, t'es étrange Loiso, comme si t'étais pas d'chez nous. Tu vois des becs de gaz sur des animaux nocturnes, en disant que c'est plus chouette, qu'un briquet éteint sur ses pattes de basset. Où tu vois des choses pareilles, tu parles de l'amour avec des caresses poétiques, des égards de conduite qui tachent le paysage habituel, quand m'aime t'es spécial, j'dirai pas normal que ça s'rait plus vrai, enfin le Courtois c'est dépassé mon P'tit-Vieux, on est loin de l'enluminure, le trou badour c'est le sceau d'homme, égo mort, point barre. Au contraire, le gai c'est l'en train, vois les employés de toutes ces usines qui vont fermer, eux y savent c'que c'est que de se faire mètre au pas. Au fini de l'existence. Pendant que la baie pierre, stèle dans les cimetières marins de l'habitat, les fonctionnaires grèvent l'eau-gmentation, indécent l'autre monte.

Nous irons ce matin encore, main dans la main au jardin, aile et moi.Le plus difficile à comprendre c'est soi, c'est pas l'autre, vu que l'on peut lui prêter des pensées fausses. Apparemment justes pour plaire à son égo. L'embrouille de toute éclosion de son inclinaison naturelle tient à tout un système de circonstances, se mettant insidieusement en place sans qu'on lui demande. Contrecarrant le fond de ton désir. Tu es sincère au fond du coeur alors qu'au m'aime moment, le quotidien t'écrase d'impositions contradictoires.. Aimer c'est Beau à cause de ce que c'est toujours à la limite de l'impossible.On aime jamais autant que dans le baiser des lèvres détachées de leur vouloir réciproque.

Niala-Loisobleu
Revu le 23 Avril 2015

J'AI CONSTRUIT MA MAISON AU POINT EXTRÊME DU MONDE
2010
NIALA
Acrylique s/toile 65x54
Collection Particulière

mercredi 22 avril 2015

EN ATTENDANT PLUS RIEN

Katherine Blackwell

EN ATTENDANT PLUS RIEN

Roulées comme des moutons sous les meubles, les poussières tissent de la toile en troupeau. Stop, il y a des parasites sur la ligne. Laisse hâler ce n'est qu'une valse qu'a mis l'temps. Reprends l'air, sors, déhale et fous ton cap sur le chemin du bleu, que le temps grisaille ou non. Il en reste toujours un peu dans un coin. L'Iroise vue de mon hublot, c'est du jaune de rose sur l'ô. A quoi qui savent si j'suis s'rein ou maussade, ces camelots du mot au rabais, pauvres bonimenteurs d'articles que ça balance à vomir de mal d'amer, du galon volé sur la Manche et la casquette, juste bon à faire neuneu dans la complète ignorance du noeud marin.Mon Capitaine, reste la coque sur le banc de sable et dore entre les rochers. C'est comme le Gardien qui veille à l'entrée des villages des peuples les plus reculés. Le civilisé le voit pas. Pourtant il lui voile le kodak du premier au dernier clic-clac. Préservant le secret de la vérité.
Le champ funèbre peut sortir de la voie qu'on a ouverte. En fait, il y a toujours un empêcheur de fête dans celui que t'as voulu rendre gai. Le triste c'est chronique. On peut avoir des colatéraux plus requins que des grands fauves cannibales, charognards et sadiques que même les inquisiteurs en ont froid dans l'dos. Le gène a ses exceptions comme le grade hué de la règle.
Ton bateau P'tit-Frère tourne autour de mon encre. Tu l'as planté à L'Espérance, probablement pour qu'il ait chaud en nid vert, que t'as choisi ce mouillage.La navigation c'est loin d'être ce qu'il y a d'écrit dans les cartes. Ceux qui font Cap sur Irma sont des utopistes-naufrageurs. Ils t'entraînent par le fond en te faisant passer pour vrai ce qu'ils sont incapables d'être et de réalise. Je veux garder la blancheur du sel au poivre de l'audace.J'ai fermé les sabords. Faisant de l'atelier à plein régime, comme quand d'avoir reçu du mal je peins pour m'en guérir. C'est drôle, le plus difficile pour être heureux, c'est de pas laisser la porte trop ouverte, c'est fou le culot que ça peu avoir un sinistre de la vision du jour. Faut pas que j'me dégante de la peau des mains à donner pour rien que du malheur...

Niala-Loisobleu
22 Avril 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=iSisOy3CQHQ

mardi 21 avril 2015

LA MACHINE A DETRUIRE

©ROBY DWI ANTONO - Painting

LA MACHINE A DETRUIRE

Une petite lapine un jour pareil aux autres (en apparence) allait au pré jouer avant que la pile soit usée
- Aujourd'hui c'est cornemuse, lui dit le professeur de musique,
Tu vas voir comme c'est rigolo de tailler des plumes à la chaîne,
pour apprendre à écrire il n'y a rien de plus facile, après quand tu seras grande tu feras des bébêtes-sellers
dans des maisons d'abattage pour des livres sterling.

Le prof, un vieux loup, au poil noir dents plus acérées que des scieurs de long, nourri à la planche à billets, totalement imperméable à l'émotion, au total illettré d'humanisme le plus primaire, mais pas modeste pour un brin,
cannibale avoué, enfin véritable produit moche de chez plus moche
Soulages qui s'appelait.
Rien que le nom aurait du éclaircir ces noirs desseins
hélas la désinformation a conquis une fois pour toutes les parents.

Notre petite lapine partit au tas entre les oreés de Boulogne et Vincennes
apprendre à adoucir les moeurs par la musique.

Le mac à dames ça bitume plus le poumon que le tabac
pourtant si on met du mou rose crabe
en image sur les paquets de clopes
aux sexes-chops du panier des enfants de marris
on ne ne montre que les pines.

Faut-y qui soit con le monde pour en être arrivé là
son mimétisme à la machine est d'une renversante perfection
c'est vrai que depuis qu'on chavire des embarcations de viande humaine
ya plus de petit commerce malhonnête
La barbaque c'est le must des coupeurs de têtes
Faire du scoop  avec l'horreur ça paye
Charlie
n'est-il-pas le meilleur exemple des dernières messes noires

Avant que le train ne resiffle une foi
on nous aura poivré la société en toute cirrhose
à dos d'éléphants
dans les ténèbres
elle aura eu accès au délire y'homme...

Niala-Loisobleu
21 Avril 2015

Moth

https://www.youtube.com/watch?v=_Ye03Gu2dHA

samedi 18 avril 2015

DANS LE SAS

Me And My Dear Friends
DANS LE SAS
Une solitude à l’intérieur,
une autre à l’extérieur.
Il est des moments
où les deux solitudes
ne peuvent se toucher.
L’homme se retrouve alors au milieu
comme une porte
inopinément fermée.
Une solitude à l’intérieur.
Un autre à l’extérieur.
Et la porte résonne d’appels.
La plus grande solitude
est à la porte.
Roberto Juarroz
Grinçante comme un tambour scalpé la peau doigt s’huiler
Sur le porte-chapeau des cheveux sont restés accrochés au ruban
Les cerises en fleurs sur la paille chantent à capela sans attendre la musique
Je me demande peut-être, certainement qu’elle est la couleur du cheval blanc d’Henri iv
En allant cent pas perdus entre consigne et salle d’attente
Qu’une motrice sente le fumé et qu’un caténaire envoie des escarbilles n’étonnerait qu’un chef de gare cartésien
Pas un contrôleur du train du plaisir
Au tant de l’Orient-Express les soupirs des sleepings menaient droit à Venise
Sans passer par la case prison
Comme il bat de l’aile le Guignol pris dans le dédale des traboules que pas une aspe sort de soie
Elle habite plus chez ses parents que dans de lointains souvenirs en poche restante
Quant à lui dans son studio en duplex l’escalier de serre-vis est sans fin
L’ô est pas encore à tous les étages
Côté cour les sites de rencontres l’affublent d’un 95 B tout en affirmant en tirade qu’il a la plus longue
Côté jardin va falloir essarter on voit plus les paragraphes des carrés de l’es-tu
Un matin comme un autre mais différent voilà ce que toute prière contient en secret
Les yeux bridés du Club Med regardent sauter les petits lapins sur le mur des ombres chinoises
Quand doivent-ils franchir la porte de la Cité Interdite ?
Niala-Loisobleu
19 Avril 2015
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LES RUES SOMBRES

Shichinohe Masaru

LES RUES SOMBRES

La chaise est si haute à regarder du bas de soi quand on a le noeud dans les cheveux plus bas que l'assise et que l'épi accroche les toiles d'araignées des dessous d'armoires. Petit enfant qui se retrouve là, au monde, au milieu d'un film de Gulliver, tiré par toutes les ficelles de géants plus dépourvus d'esprit que des nains hydrocéphales. La nuit a couleur du corbeau à serres de de vautour. Il fait peur au moindre pas, dès la sortie du parc...
Des jeux d'enfants ?
Non une invention de grands à desseins parfois, mais trop souvent, machiavéliques
On trompe par ces saloperies de déviances qui infestent le corps humain avec un grand besoin de les développer sordidement suivant la règle ancestrale de la chasse. L'instinct grégaire jusqu'au haut des chaussettes et le dessous de la ceinture, l'homme-prédateur est friand de chair infantile. Les petites filles et petits garçons imberbes en dessert ça croque sous le dard quand ça perfore le rire et son cristal à en faire un hurlement de biche qu'on finit au couteau après la poursuite.
Le regard fou révulsant les yeux d'un gosse dans la vision des dents de lait ça porte au plus haut du plus bas...au point que ça peut s'organiser en movies-party sans se limiter à l'expérience individuelle. Pratique tellement bourgeoise qu'elle rassemble d'ailleurs des notables au rang desquels, masqués bien entendu, le juge des mineurs et d'application des peines comme le psychiatre se retrouvent à l'office avec monseigneur et dame-patronnesse.
Viens mon cher petit, tu es si gentil, je vais te donner un beau cadeau, j'suis un gentil lapin, regarde bien mon pendule...
J'aime pas le mélo qui sert tous les matins, multi-usages, prêt-à-porter, unisexe...il est permanent c'est le pain quotidien de la société humaine. Sauf que cette société n'a plus rien d'humain. Les marches blanches remplacent les roses blanches de ma jolie maman, dans un essor qui fait défaut à l'économie, qui ,sans nul doute en dépend puis qu'il en découle. La crasse se déploie couverte à grand renfort de lois, de créations de mesures, d'interdits inutiles étant donné qu'on se fout totalement de leurs applications. Un pays où les députés toujours absents de l'Assemblée voudraient rendre le vote obligatoire, c'est à pleurer de tristesse. Rien n'intéresse en dehors du fric.
Je déteste ce monde pourri et j'ai mal aux autres, comme le Grand Jacques qui s'en ait brisé la voix à montrer ce tas d'ordures. J'suis un chien qui nomade la roulotte au poignet, sa guitare et sa musique en bandana...

Niala-Loisobleu
18 Avril 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=4G5-Ihpmw3A

vendredi 17 avril 2015

MOUCHARABIEH

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MOUCHARABIEH

Le souffle de ton existence
passe constamment
au travers des trous de cette dentelle de pierre
Ton empreinte est aux marques de ma pensée
Amollissant la dureté du marbre à la veine de ton pouls
nimbée d'une éternelle blancheur bleutée
Tu passes couleur papillon
tendue entre le temps enfui et le jour né
sans que le bois des branches craque sous les pas du vent
et que la tige sépare la fleur
du mouvement du lotus
Furtive
évanescente
résonnante
vibrante
d'un  certain silence
que les oiseaux gardent
en remuant les ailes
du mouvement de leurs plumes trempées à l'encre de tes lèvres
inscrivant ta voix aux oreilles de mon coeur
Chant d'amour
tu ceins de ton fleuve
un paysage crevant les nuages
pour une pluie de fleurs sauvages
De l'Arbre de Judée
où tes seins pendent
gonflés d'espoir
de la pulpe des jardins
La corde de boyaux lime le bois du cithare
musique de gémissements
que les ongles-médiator changent en râles de plaisir
montant ton odeur
en volutes d'encens
du brûlot de ton ventre
Comme le silence est ondulant dans ses échos acoustiques
venu du tréfonds des chairs
au moment où l'éclat de tes yeux
arraché aux cornes du Minotaure
ricoche au sortir du dédale
Libre comme un phénix levant le jour de ses cendres
dans le cérémonial du rite solaire qui toujours t'accompagne
Aux soies des lourdes pesanteurs de l'absence
tu passes et repasses
éclose
sur le balcon du moucharabieh


Niala-Loisobleu
17 Avril 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=iij8GX1IFRQ

lundi 13 avril 2015

A QUOI BON

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A QUOI BON

A l'extinction des réverbères
les quais  se noient l'image du ciel dans le grand bain du malheur
Un amour qui marche tout seul ça n'existe pas
C'est comme un piano qui aurait coupé ses bretelles
pour plus reconnaître les boutons  de la nacre de ses doigts
T'as plus l'choix du matin avec son bon jour 
tu te dis j'ai raté l'heur
il fait noir au zénith sans que la lune y soit
c'est l'éclipse en boucle

Mes mots se taisent
besoin d'être seuls à seuls avec ma pudeur

il faut débarbouiller ce mauvais silence de sa présence fictive
on peut pas toujours supporter les autres dans leurs erreurs
le meilleur service à leur rendre
est de les laisser les assumer tous seuls
Ta vie c'est de l'amour à l'état pur
à donner
naturlich
avant de penser recevoir
Tu peux pas te coltiner ce que l'autre se refuse à vouloir  être
en répétant sans cesse qu'il est la victime d'une incompréhension
Au bout ya plus que l'à quoi bon
qui fait le suicidaire qui a si peur de mourir qu'il tue tout ce qui vit autour

Entre deux maux il n'y a que la santé
Faut pas peindre le mensonge

Bon jour la vie
viens je t'emmène avant que la mort vienne noircir le tableau
avec sa ronde d'échecs à répétition
A quoi bon c'est pas mon rayon...

Niala-Loisobleu
14 Avril 2015

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