BON GENRE
Le vent tire le fil sur le vide pour recoudre les deux lèvres du passage
Au point de faire vibrer l'arbre avant la racine jusqu'au delà des rives
Sous la torsion le coeur lâche des cris dans l'essorage du temps trop retenu
Alors sur les dalles l'oblique faisceau de lumière poursuit l'ombre jusqu'à ce qu'elle fonde
Stabat mater
Le ventre de l'abside s'ouvre à délivrer les ogives
Et pointe ses flèches aux tympans des chemins romans sous la bannière en coquille
de Compostelle
Du squelette des colonnes se redressent les coques inclinées
La charpente marine renversée
Remet la nef à flot
Des chants de fleurs étolent l'autel d'aubes enfantines
Ô Toi
Ma Muse
Par la grâce de la nature
Je te prie de rester Femme
Niala-Loisobleu
7 Avril 2015
IdS (10) - Sances: Stabat Mater - Jaroussky (Pluhar)
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