jeudi 23 avril 2015

MON JARDIN D'ECRITURE 9



MON JARDIN D'ECRITURE 9

Un faux sommeil collé aux circonstances cause toujours tout seul. Il parle du croustillant  envoyé par l'haleine du soupirail de la boulangerie, où des croissants shows se lèvent les premiers. Avant la sortie du journal, il a déjà la diagonale qui traîne des faits divers à la nécrologie.Sans scoop. Machinal, pareil aux mouvements qui déplacent la pensée en même temps que les pieds, comme ça pour rien C'est quoi, c'est qui, aujourd'hui qui fermeraient le courant d'air sur le banal ?

L'a une tête d'anonyme ce gars là, ce pourrait aussi bien être un ange, vu qu'il est sans sexe, qu'un des monts d'Oural ou d'Arrées, que ça serait tout du pareil au même. Le palier de mon étage est bien silencieux, si ce n'était quelques grincements de marches, au tournant de la volée, on se serait cru là-bas comme ici sauf ailleurs. Monsieur, Monsieur, me disait sans rien dire, la même chose hier. Quand le creux rebondit  il avale, phénomène de physique de la mécanique du quantique du quantum (quand homme fige, le pétrifie bouge - Loi de la relativité, page énieme).

Tiens, admettons que la pluie qui revient cesse, serait-on moins sec ou plus mouillé ? Ni l'un ni l'autre, en hiver l'héros dore au soleil. Le vent tempétueux charrie. J'aimerai savoir qui, en dehors d'une mal bisée, sors dehors en plein vent seulement vêtue d'une jupe parapluie ?
Remarque,c'est pas entièrement négatif, c'est signe que l'espoir se trouve aux endroits les plus inhabités. Mon coiffeur en repeignant son salon ne se rase plus, il fait l'arrêt au milieu d'une semaine agitée, calme et serin, le chauve sourit.

Pourquoi tu m'racontes toujours des histoires où que j'm'y perd, t'es étrange Loiso, comme si t'étais pas d'chez nous. Tu vois des becs de gaz sur des animaux nocturnes, en disant que c'est plus chouette, qu'un briquet éteint sur ses pattes de basset. Où tu vois des choses pareilles, tu parles de l'amour avec des caresses poétiques, des égards de conduite qui tachent le paysage habituel, quand m'aime t'es spécial, j'dirai pas normal que ça s'rait plus vrai, enfin le Courtois c'est dépassé mon P'tit-Vieux, on est loin de l'enluminure, le trou badour c'est le sceau d'homme, égo mort, point barre. Au contraire, le gai c'est l'en train, vois les employés de toutes ces usines qui vont fermer, eux y savent c'que c'est que de se faire mètre au pas. Au fini de l'existence. Pendant que la baie pierre, stèle dans les cimetières marins de l'habitat, les fonctionnaires grèvent l'eau-gmentation, indécent l'autre monte.

Nous irons ce matin encore, main dans la main au jardin, aile et moi.Le plus difficile à comprendre c'est soi, c'est pas l'autre, vu que l'on peut lui prêter des pensées fausses. Apparemment justes pour plaire à son égo. L'embrouille de toute éclosion de son inclinaison naturelle tient à tout un système de circonstances, se mettant insidieusement en place sans qu'on lui demande. Contrecarrant le fond de ton désir. Tu es sincère au fond du coeur alors qu'au m'aime moment, le quotidien t'écrase d'impositions contradictoires.. Aimer c'est Beau à cause de ce que c'est toujours à la limite de l'impossible.On aime jamais autant que dans le baiser des lèvres détachées de leur vouloir réciproque.

Niala-Loisobleu
Revu le 23 Avril 2015

J'AI CONSTRUIT MA MAISON AU POINT EXTRÊME DU MONDE
2010
NIALA
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