MON JARDIN D'ECRITURE 10
Lâché du ponton posé à m'aime l'arrive
l'azur sort les pinceaux gonflés de pulpe
des bassines
que les gouttières de notre toit ont emplies
Montent d'ailes
des fleurs de peau à coiffer de paille
tressée de rubans comme on en voit sur les chemins des cayennes
où on perd l'ignorance pour apprendre l'art d'aimer
Des cerises aux oreilles tu m'en diras temps
pendant que je te croquerai
le noyau
à plaines dents
Ta paume m'ouvre les bras de l'arbre à clairière
alevinant le bassin d'un bord à l'autre de la rivière
Ils ont dit tant de méchancetés que le ciel a pleuré
pour laver la terre
Tu sais de ta nacre quand ta coquille libère
l'iode grave en eaux-fortes les acides de l'humeur maligne
des stries du sillon laboureur
Ce qui demeure des oiseaux blancs est de lin comme de l'autre
à peindre d'un bruit de plumes aux encres de couleur
Féz moi rouge, safran, jaune maïs, vertigo, amadou, cacao, sellant l'été, à l'y voir ailé fan
Ton nez sain est nacré de rose
jusqu'à l'arrondi de mes lunules dressant leur voile pour gagner les îles
Bien sûr comme disait Grand Jacques
nous eûmes des orages
mais ton Amour à mon Amour érode pas
Le suspendu reste l'accroché de nos vols
une seule ficelle en cerf-volant pour s'attacher
à tous les vents qui ondulent les chaussées du ciel
Un silence amarré à l'encre
pour empêcher les maux de circuler
nous mettrons au mot faim notre perpétuelle mise en bouche
Niala-Loisobleu
4 Février 2013/ 24 Avril 2015
LE PEINTRE HABITE
2010
NIALA
Acrylique s/toile 55x46
Disponible : 700,00 €
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire