vendredi 26 juin 2015

39b-Richard Moult

LARMES D'ENCRE

Par les mailles des heures le métier a tissé
Tremblements mêlés de suées diluées dans la glace de frissons
Une à une,
elles ont remontées les barreaux de l'échelle à poissons
mes émotions
sur les genoux, épuisées,  jamais sur le ventre
à vouloir franchir les écluses de l'indifférence
Mises à l'index par la raison du bien-pensant, la puissance de ce qu'il est de bon ton de croire et de faire
Subissant la peur des confrontations
l'incompréhension qui étiquette
la douleur de l'ignorance qui châtie de ses sarcasmes
la poésie écorche le derme jusqu'au coeur à vif
Poète
Je suis d'une autre race
d'un autre langage
de pas la m'aime expression
allez vas à la trappe maudit repeigneur de ciel
De la douleur monte l'éclat de la couleur
on s'y précipite depuis son gris constant
on la dévore
on s'en repaît
pour mieux la mettre en joue
afin de la tirer à bout portant
J'ai mal aux autres
Je ne fuis pas je sors
Tout cet amour je vais le noyer dans la solitude des oiseaux bleus aux vols blancs
le chant du marais et ses bruissements de silence de sel en fleur
A l'abri des planches, là où l'écaille craque pour polir la nacre
de la perspective à coquiller la marelle d'un autre calcaire
Empreinte de pattes que l'oiseau griffe au buvard des dunes
Chaude étreinte de l'horizon portant les luminaires à flots sur une canopée marine
en dehors des remugles de la méchanceté gratuite
de ces paradis artifiels où le sentiment ne s'écrit qu'avec des maux sales
Que de je t'aime blasphèment l'amour
laissant sur les rivages du Tendre
des sombres héros à bronzer

Niala-Loisobleu
26 Juin 2015

Surreal-painting-by-Russian-artist-Alexei-Ezhov-4

https://www.youtube.com/watch?v=VTPec8z5vdY

jeudi 25 juin 2015

NOIR BLEU ÂTRE

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NOIR BLEU ÂTRE

Remontant de la cheminée 
bistres de poils d'ours
au feu claquant
nous laissent tapis l'un dans l'autre fumants
devant le bois qui bave
sous la langue des flammes

Matin de braises
en corps chauds 

Ta robe collée au papier-peint titubant
se retient au dossier
des murs ouverts
en regardant ta culotte le nez dans le soutif dégrafé
tous deux
plongés dans leurs rêves sur la paille de l'assise
au pied du paon talon que les tomettes ont détrôné
aux premiers rayons de l'ocre

Le front des carreaux où vivants nous gisons
s'embue de la première rosée 

Ton haleine sent l'amour
à en ouvrir les lits-clos
sans décrocher les étoiles
.du timbre de pierre
où les gouttes du saxophone échappées du piano
éclaboussent la paillasse de la plage déjà ouverte
Des roses coquillages prennent l'air
au ressac du sel

Au-dessus
à l'étage
en haut des rochers
le plancher craque pour l'odeur d'arabica qui monte
ondulant des hanches comme une verseuse sur la rampe

Dehors le coq ouvre les rideaux à fleurs

Je bois la tasse
au fond de tes yeux de porcelaine translucide
Bon Jour

Niala-Loisobleu
25 Juin 2015

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Salif Keita & Cesária Évora - Yamore

mercredi 24 juin 2015

LE TRANSBORDEUR

LA CABANE 2012 - RECOLLETS 040
LE TRANSBORDEUR
Les silences suivent le rythme des instants partagés, seul ou à plusieurs, stimuli en figure de proue. Tantôt la surface est sans ride, tantôt une vague est à franchir. Les nuits sont fraîches, entre soir et matin, l’amplitude suit le pinceau du soleil, et ça me dilate le métal, au point de me courbaturer les entretoises, ainsi parlait le vieux pont-transbordeur de Martron, qui traversait personnes et choses d’une rive à l’autre de la Charente, vers d’autres eaux au Sud-Ouest de Rochefort. Aujourd’hui, il promène les enfants et les nostalgiques en laissant les voitures prendre le viaduc qui le snobe du haut de ses piles prétentieuses dénuées de cette majesté sculpturale, qui est l’apanage des grands ouvrages du 19°.
Les fleuves seront toujours la marque d’une vie humaine, que le Grand Nautonnier traverse , en laissant au courant le transport de nos années. Entre des tours de malice et de continents, j’ai les yeux qui flottent d’un âge à l’autre. Age tendre comme une herbe courte, qui perle de gouttelettes entre ses couches.L’ombre des nuages, avance, poussée par des souffles musicaux. Elle glisse comme un tapis volant, emportant le souhait de toutes les escapades, au loin des ici, au bord de ailleurs. Les châteaux-forts étirent les remparts de Carcassonne, aux donjons cathares, pour que Soeur Anne voit venir les 3 mousquetaires au secours de Don Quichotte. Ramassés aux lés des rivières, les glands du grand arbre font la chaîne, dans la ronde d’un rire d’enfants. Arrive le jou où les grands récoltent la part de tracas que les enfants représentent. Ce que nous avons été en tant qu’enfant jouera un rôle imminent au moment où face aux  nôtres nous devrons sauter les obstacles bien particuliers que toute séparation comporte. Sur leurs chevaux de bois, ils sont d’une prochaine croisade, rien n’est jamais pareil dans un recommencement éternel.
Comme une bande des cinés muets, le noir-et-blanc cède la parole au technicolor. Seuls, les chemins se creusent un peu plus, ils ne veulent pas perdre la trace des pas précédents, s’amollissant à la pluie, pour le strict nécessaire à la nouvelle empreinte. Nous avons des rejets au pied, comme l’arbre qui nous symbolise. Quoi que ça puisse faire remonter, il faut les couper. Sans que cela atteigne la vérité du lien qui les unit à la racine, les trancher vivifie, en ne laissant pas des adhérences malignes se développer. Être épanoui, c’est se donner le moyen de mieux traverser vers les autres.
Niala-LOISOBLEU
24 Juin 2015
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samedi 20 juin 2015

LA CIUDAD DE LAS DOS PACES



L'attente d'apres Patrick Jannin

LA CIUDAD DE LAS DOS PACES

Lame acérée du rai, murmure d’un voeu haletant que l’heure égraine, heur après heurt
racines au fond de poumons gorgés de crues de sang,  que des mains décousues de promesses tiennent
il pleut des éclats de rires au regard d’enfants abattus en plein vol, lestés d’éclats d’obus
le missile est là,
visible,
en lieu et place du Messie attendu
psalmodiant ses sermons de chaire à canons qui labourent pour l’épuration raciale
L’étron d’oliviers enfume la virginité de la colombe au fil du couteau
mains en prière dans une parodie d’amour
c’est ainsi que les hommes disent vivre
Il fait désert
je vois l’oasis tarir
Nous nous y étions plantés source bleue
doigts noués aux matins qui tissent
loin des dattes et de leurs régime
qui obturent les estuaires et leurs confluents
Pourquoi tout ça pour ça ?
La surdité de l’inconstance hurle le manque d’amour
en se jetant des quatre membres dans l’imposture
à force de mots étirés en phrases à maux discourant hors sujet
Dans l’ombre de l’au-delà, le chant de Montserrat vole de ruelles en ruelles
sorti d’une même voie innée des deux camps
débouché
que la réalité humaine rend impossible par la fragilité de son passage à l’acte
au nom d’un éternel remake de ses anciennes erreurs
comme s’il n’y avait d’autre solution que celle de mourir pour continuer d’aimer
avec sa connaissance, sa dignité, sa foi, sa probité, son humanité
sauvegardés des pirouettes de la lâcheté…

Niala-Loisobleu
21 Juin 2015

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vendredi 19 juin 2015

AU BORD DU LOINTAIN...

Ignacio Nazabal  (2)

AU BORD DU LOINTAIN

Toujours à deux doigts du meilleur, le bord de route s’en est fallu d’un poil d’aboutir.
Comme disait la palisse, si j’avais tenue, le sable ne m’aurait pas filé entre les lattes.
L’irisé du fond des coquilles ne corrige pas pour autant la tristesse des  fautes  d’orthographes.
Sur la nappe des frustrations
un renversé de sel n’a pu effacé la tâche de vain
Au loin à l’amor, un chien aboie
Le printemps tarde a sortir ses feuilles…

Niala-Loisobleu
20 Juin 2015

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jeudi 18 juin 2015

VAS CHERCHER DE L'EAU !

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VAS CHERCHER DE L'EAU !

Les allées du jardin gercent, dans les pissenlits un oeuf brisé tremble, le jaune au centre du vert.
La Marguerite, cou tordu vers la réponse, baisse les yeux sur les doigts qui la déshabillent...
Anxieuse, m'aime-t-il comment ? Un peu, pas du tout énormément,,,
La fontaine a tout bu, il faut racler les sots.
A la blancheur des maisons qui s'étagent en espaliers, le bleu des moucharabiehs dissimule mal les ancres noires de l'abstinence.
L'absence de foi donne un goût âcre aux vains de messe, entre l'appel du muezzin, les sermons de l'aigle de Meaux, l'ouverture à huis-clos du 49,3
qui,
hormis le poète fou que l'espoir nourrit, se souvient de celui du 18 Juin ?
Toi te souviens-tu quand nous avons-traversé la Manche à l'aller ? Ceux de Dunkerque furent parmi les premiers à nager. L'opulence avec ses obésités huileuses, dans l'installation des loisirs, a fait un sacré boulot, ya pas à dire, entre 36 et 68 le grand écart politique à mis la gauche à droite, mis à part les lampistes qui au milieu de tout ça n'ont pas changé d'un iota,
le cou du grisou n'a fait que s'allonger.
Quelques espagnols qui, entre Guernica et Franco, avaient échappé au garrot, s'étaient installés dans la peinture, l'écriture, la poésie.
Le rouge chez l'ibère ça crépite comme un immense feu qui brase l'union sacrée avec la vie,
Et ça c'est cri :
OLE comme CORRIDA !
Tiens j'repense à la Manche, dans le sens retour, te souviens-tu des drapeaux qui flottaient aux fenêtres de la Rue de Verneuil ?
Bien sûr, même que le crémier qu'avait fait son beurre avec l'occupant, non seulement c'était ses fenêtres qui en avaient le plus, mais comme il était beau son brassard tricolore, avec FFI écrit dessus....
A quelque pas de là en Raspail, les barreaux du Cherche-Midi ne retenaient plus rien des cris que les lettres des Fusillés avaient posté. !
- Qu'est-ce que l'art demanda un enfant , craie à la main ?
- Un bon placement répondit le Ministre de la Culture, si tu es dans la côterie des galeristes, qui en dehors du fric à en tirer, n'en ont pas la moindre idée.
- Nous avons fait un grand pas en avant de ce point de vue sur l'oeuvre artiste-hic.
Là où on moule l'esprit l'aqueux s'allonge, là où l'artiste s'exprime au seul profit du regard de l'autre, l'ennui fait souche.

L'arbre de vie
Va chercher de l'eau
Au fond du puits !
Va chercher de l'eau
Je t'en supplie !
Va chercher de l'eau
Et l'arbre de vie
Tout contre nos coeurs
Déjà refleuri
Va chercher de l'eau
Au fond du puits
Tout au fond du puits
Des souvenirs
Laisse aller les jours
A jamais enfuis
Puisque nos vingt ans
Vont nous revenir
Alors toutes nos amours
Vont repasser
Pour faire un seul amour
Car nous avons
Découvert aujourd'hui
L'arbre de vie
Va chercher de l'eau
Au fond du puits
Va chercher de l'eau
Je t'en supplie
Pour nous deux
Le temps va recommencer
Nous ne verrons plus
Passer les années
Va chercher de l'eau
Et l'arbre de vie
Tout contre nos coeurs
Déjà refleurit
L'arbre de vie
L'arbre de vie
Leny Escudero

Les dunes dans leurs frissons ont du mal à retenir les caresses du vent sur le sable. Les agapanthes dressés embrassent les trouées de nuages. Au bord du chenal deux bouées en marcel à rayures, se gonflent la poitrine d'un air de traversée. Il y a ce qui part et tout ce qui ne reste pas, trop de choses s'effacent sous l'apparence d'être là. L'homme n'est fidèle à lui-même que dans l'infidélité faite à ses promesses.

Niala- Loisobleu
19 Juin 2015
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https://www.youtube.com/watch?v=uf816g8j6nY

lundi 15 juin 2015

CRAYONS A MUSIQUE


sortie A4 invitation
CRAYONS A MUSIQUE
Ces noirs et blancs
écrits à la main
aux crayons de couleur
frémissent de la pellicule
Images
Aux voûtes du métropolitain
remontées au long des hanches
de tous les wagons
d’un train d’années
du couloir des correspondances
Du retard à l’arrivée
il a fallu beaucoup tracer à pieds
le ventre vide
Accroche-coeur et peint d’épices
chanson de gestes sans paroles
coeur gavroche et poils de chien
au décolleté de tes seins t’honorés
des Tuileries au jardin du Luxembourg
t’es l’omniprésente
Muse
ton bouquet d’imaginaire à la main
Du pavé des quat’saisons
il me reste ton cresson qui n’a jamais manqué d’ô
dans les sécheresses de la vie
Dense de sains qui
rencontre partout l’asphyxie
Ma Bleue
aujourd’hui te voilà qui ressors l’accordéon de l’étui
une dernière fois peut-être
pour marquer la cadence des mots-peints
chantés aux cimaises de la dernière exposition
par chacun de tes derniers enfants
Musique de vie dans la vie avec les autres
Niala-Loisobleu
16 Juin 2015
affiche (1)

dimanche 14 juin 2015

CALE-SECHE...

Welcome's c

CALE-SECHE,,,

Sur le front de mer la plage ride au carrefour des pattes d'oie
d'un horizon tari
Le casino vient de fermer les pisseries fines
L'épicier arabe sort ses cageots de légumes cultivés sous le voile
Jetée au bout du môle une laitue se perd dans un trou d'eau de mer d'huile
En pliant l'échine, elle chante la vie-nègre
Anémone
fait prendre l'air à la contrebasse qui roupille en consigne au Café de la Gare
Un cheval s'assied à la viole de Gand, 
sellé hippocampe pour dernière charge héroïque
Tandis que l'archet de la lune glisse sur les rênes, à l'extrémité de l'âme des violons
vers l'aine, un morpion se met en quête d'un nouveau jeu à gratter
Au loin venus de la fosse abyssale les seins balles d'une naïade rebondissent
toutes litanies sorties du soutien-gorge
en vantant le gros néné comme seul contre-poison de la platitude d'esprit
Dans son lit un adolescent fait son premier rêve érotique
Le phare se dresse sous la couverture d'une brume cotonneuse
Une amande tenant une figue par la main met son obole dans le mendiant
de plus en plus malade la nature défend son exercice plus vivement qu'un adepte des 35 heures
Le barbier de Sébile affûte sa voie en jetant son regard sur l'horizon
Quel chemin faut-il bien prendre pour avoir le meilleur soutien, fait-il gorge grave
Aidez-moi j'ai des trous dans les poches de ma mémoire
Mais qu'est-ce que c'est noir les plages, fait un cormoran englué dans le texte d'un blues-mazout
T'avais qu'à coucher au Carlton lui rétorque un vieux chien libidineux, t'aurais été blanchi
On a emprisonné l'Oiso pour exhibitionnisme faisant injure à magistrat
Nu comme un vers libre, il montrait un démonte-cage à faire soi-même
Pauvre monde la tête dans le sot du virtuel
Plus aucun sentiment désintéressé ne pointe à l'horizon numérique
Une odeur pestilentielle répand sa bêtise crasse à l'infini
Fesse de Bouc truste
son mono-pôle interplané-taire éradiquant ce qui ne ferait pas sa loi
tirant à lui tout seul l'obscurantisme parti en conquête
dans une vaste entreprise de recrutement
Ce qu'il me reste de libre-arbitre
je veux le voir pousser dans un jardin d'enfants
parmi les innocents
les imbéciles
les naïfs
pour naître récolté qu'après mes deux mains

Niala-Loisobleu
14 Juin 2015

Photo-manipulative-artwork-by-Dariusz-Klimczak-16-640x640

https://www.youtube.com/watch?v=RTgDZapqHVI

jeudi 11 juin 2015

ECUMES POETIQUES

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ECUMES POETIQUES
J’avais sorti ma tête de ses poches percées,
ma rétine n’imprimait plus qu’en boucles tes longues mèches.
Qui sommes-nous, où n’irons-nous pas?
Telle était devenue sans matraquage
ma pensée-unique
Cogito ergo sum
Des rouleaux se brisant, les embruns d’espérance fracassent l’obstacle d’une seule volonté.
Le temps qui nous est donné à vivre n’a pas mis de montre à notre poignet.
Je vis en Toi,
tu es l’une et l’autre de mes oreillettes depuis que nous avons fait m’aime sang.
A l’amble des chevauchées où les marées nous portent,
nos pierres sont à bâtir.
Il leur reste toujours à faire, il faut sans cesse hâler.
Nous, sans les autres deviendrions réduits à l’exclusion de l’ensemble vital.
Il ne saurait battre seul.
Les couleurs se mélangent en une seule palette aux multiples nuances.
Ta parole est tienne comme ta foi.
La religion du plus fort est fanatique, le cri des illuminés plonge dans l’obscurantisme.
Libre de croire ou de ne pas croire,
sauf en l’espoir
par-delà tous doutes portés par le chaos entretenu du quotidien
Solaire l’araignée tisse à l’infini le symbole cosmologique de la plus haute importance.
Epiphanie lunaire, dédiée au filage et au tissage, artisan du tissu du monde, l’araignée est maîtresse du destin.
Elle le tisse, elle le connaît, . Ce qui explique sa fonction divinatrice, universellement reconnue : elle détient les secrets du passé et de l’avenir (Seghers)
Galopons à la foulée des flux et reflux,
galopons, nos poulains accrochés par le flair que nos odeurs leurs auront révélés.
Il n’y a pas dheure pour venir, d’heure pour partir,
il y a que l’l’heur d’être toujours.
Le chevalier se découpe sur l’orée d’un soleil à révolutions.
L’écharpe qui ceint son avancée porte la nourriture spirituelle de l’amour .
L’échelle est dressée pour franchir le tunnel du nuage noir, du bleu est là ne demandant qu’à s’élargir.
Sur la toile vierge, J’entends l’encre crisser, de sa plume active,
la musique des mots ouvrant sur la poésie.
Passe la lumière à l’infinité des possibles
Viens danser mon Amour
Niala-Moisobleu
11 Juin 2015
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mercredi 10 juin 2015

MUSICALE




MUSICALE
MUSICALE
Assis sur la dernière marche de mon sommeil
je vois ton corps contrebasse
jouer avec mes doigts comme on ça corde
Sur les carreaux de la marelle
sorti de taire
voilà le ciel qui tire les voiles de la fenêtre
Cette odeur de terre mouillée qui ocre ta montée
laisse venir à ailes
l'idée non reçue de ce qu'on se fait d'amour spontané....
Niala-Loisobleu
11 Juin 2015

https://www.youtube.com/watch?v=U6-3RoqK88E

LES CABANES (3)

LES CABANES (3)
LES CABANES (3)
La ferraille d'un vieux métro déverse son haleine du matin
la tête du boulot fait en corps dodo
Aiguillages
Un journal ouvre à la hune ton corsage
tes seins jaillissent collines de thé vers doigts yang
Jasmin
Sur l'affiche les îles ouvrent les zèles
tes lèvres palpitent bleu-marine
Murmures
Un phare lèche les zoos noirs au travers des barreaux
de leurs doigts tes mains trempent l'inoxydable sincérité de ton élan
Etreintes
En un grand signe de poussière l'air agite le mouchoir aux carreaux des salines
tes yeux allument une constellation de bougies-bougies sur chacune de tes hanches
Danse
Sur le rivage des naissances l'enfant a trouvé le génie au fond d'un coquillage
ses voeux sont accomplis il a appris à tirer la langue au mauvais esprit
Contrebasse

Niala-Loisobleu
10 Juin 2015


https://www.youtube.com/watch?v=7eviXA0NtN0

QUAND J'ECRIS A PIEDS

QUAND J'ECRIS A PIEDS


Un rideau pluvieux descendu sur la baie, bien que s'efforçant de boucher le hue-blot, ne peut que favoriser la pêche à pieds.Un nuage de fraîcheur et voilà un soupçon qui tombe. On respire, profitant de l'étale de lune qui retient pour un moment encore la marée haute à distance raisonnable. Tout le monde ne peut pas nager dans mon eau. Sans être trouble, il s'avère que des courants tirent la compréhension à en faire prendre la tasse au sens qu'il faut donner à mes histoires. Tordu ? Fada ? Rabachouneur d'égo ? Fumiste ou home à fumée ? Oh que de chemins rentrent dans l'épaisseur du non-dit pour éclaircir la tentation naturelle du lambda à tout dire sauf la vérité. Ne pas penser rassure. Alors que s'approcher trop près du décryptage ouvre sur le risque de devoir s'engager. Et l'engagement, mis à part pour faire gendarme, piou-piou (en temps de paix), fonctionnaire (tous corps d'Etat) est vivement déconseillé Bref Loiso, n'étant pas un plumitif commis aux écritures, quand il greffe ça ente pas par désinformation.

Ce matin d'un pas devant l'autre je donne quartier-libre à toutes intentions.

J'ai jamais aimé plaire. La vie ayant tellement de priorités qu'il faut lui laisser l'exclusivité en ce domaine. Quelque part ç donne à sa propre laideur un certain charme. Le bruit de l'inutile casse l'émotion, on n'a plus les yeux pour entendre, ni les mains pour voir. Marcher chaussé de vent, ça vous fait autant devenir arbre que poussière. On bruisse, on nuage, le tout dans un espace démonté de limites abusives. A la cabane, j'ai la langue de l'huître qui moule l'océan en toutes sortes d'imaginaires que l'enfant vit au naturel. Le courant relie à l'âme de haque chose. Par exemple on cause caillou sans se cacher la honte orgueilleuse que des adultes castrateurs insufflent. Je continue de tracer des lignes droites sans règle. L'orbe est verticale, au point d'être étiquetté "fou dangereux". Quel bonheur, mes pieds me propulsent dans la peinture de villages blancs accrochés à flancs d'oiseaux marins qui sont tous musiciens.Les toits étalent les fleurs de leurs chemises, caravane gitane venue d'un ancestral Gange porteur d'offrandes allumées de petites bougie. Le tigre feule d'amour, Py odysse, l'île et sa traine de mariée donne du Chagalle à la vache sacrée. Cocteau ressorti des Baux, ouvre grand le rideau de Parade pour le tendre aux chevalets de Marc e Pablo...Le faisceau poétique s'est dressé à la verticale, Roberto l'étaie...Chaque étage est un sommet qui rime avec la vie. Sans chichis, trucs de main dans la culotte du zouave, perle hein pin peint, pochette-surprise type Valls devienne que pourra, roi fait-néants, couleuvrine, et prothèse de sein frusquin. Le toit du monde se fout du moulin à prière pour étendre ses couleurs d'un dôme safran aux pilotis de l'embarcadère, ÊTRE se suffit à lui-m'aime...

Niala-Loisobleu
10 jUIN 2015




lundi 8 juin 2015

SEL QUE J'AIME

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SEL QUE J’AIME
Au bord d’un brin de ciel
la fleur de sel d’un chenal
balance sa coque de tribord à babord
Elles tournent
elles piquent
ils roucoulent
rament
les blanches aux ailes empannées de bleu-noir
et les gris au col bleu
sous l’oeil glissant des bons cygnes
que rien d’un horizon reculé ne bloque aux estocs du quotidien
A  la trouée des feuilles
le vélo laisse les bains de soleil se déblanchir
il a rendez-vous au bois de chênes verts de la garenne
La cabane a construit des années d’enfances réussies
cousues de rires et hâlées de désir de vivre
Aux pierres le tant s’est gravé
il se dresse de tours en clochers
la peau tannée des cathédrales
humble comme les chapelles
Chapiteaux et tympans romans
prennent le chemin
que la coquille
garde en étape
Sel que j’aime est là…
Niala-Loisobleu
9 Juin 2015
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