mercredi 10 juin 2015

QUAND J'ECRIS A PIEDS

QUAND J'ECRIS A PIEDS


Un rideau pluvieux descendu sur la baie, bien que s'efforçant de boucher le hue-blot, ne peut que favoriser la pêche à pieds.Un nuage de fraîcheur et voilà un soupçon qui tombe. On respire, profitant de l'étale de lune qui retient pour un moment encore la marée haute à distance raisonnable. Tout le monde ne peut pas nager dans mon eau. Sans être trouble, il s'avère que des courants tirent la compréhension à en faire prendre la tasse au sens qu'il faut donner à mes histoires. Tordu ? Fada ? Rabachouneur d'égo ? Fumiste ou home à fumée ? Oh que de chemins rentrent dans l'épaisseur du non-dit pour éclaircir la tentation naturelle du lambda à tout dire sauf la vérité. Ne pas penser rassure. Alors que s'approcher trop près du décryptage ouvre sur le risque de devoir s'engager. Et l'engagement, mis à part pour faire gendarme, piou-piou (en temps de paix), fonctionnaire (tous corps d'Etat) est vivement déconseillé Bref Loiso, n'étant pas un plumitif commis aux écritures, quand il greffe ça ente pas par désinformation.

Ce matin d'un pas devant l'autre je donne quartier-libre à toutes intentions.

J'ai jamais aimé plaire. La vie ayant tellement de priorités qu'il faut lui laisser l'exclusivité en ce domaine. Quelque part ç donne à sa propre laideur un certain charme. Le bruit de l'inutile casse l'émotion, on n'a plus les yeux pour entendre, ni les mains pour voir. Marcher chaussé de vent, ça vous fait autant devenir arbre que poussière. On bruisse, on nuage, le tout dans un espace démonté de limites abusives. A la cabane, j'ai la langue de l'huître qui moule l'océan en toutes sortes d'imaginaires que l'enfant vit au naturel. Le courant relie à l'âme de haque chose. Par exemple on cause caillou sans se cacher la honte orgueilleuse que des adultes castrateurs insufflent. Je continue de tracer des lignes droites sans règle. L'orbe est verticale, au point d'être étiquetté "fou dangereux". Quel bonheur, mes pieds me propulsent dans la peinture de villages blancs accrochés à flancs d'oiseaux marins qui sont tous musiciens.Les toits étalent les fleurs de leurs chemises, caravane gitane venue d'un ancestral Gange porteur d'offrandes allumées de petites bougie. Le tigre feule d'amour, Py odysse, l'île et sa traine de mariée donne du Chagalle à la vache sacrée. Cocteau ressorti des Baux, ouvre grand le rideau de Parade pour le tendre aux chevalets de Marc e Pablo...Le faisceau poétique s'est dressé à la verticale, Roberto l'étaie...Chaque étage est un sommet qui rime avec la vie. Sans chichis, trucs de main dans la culotte du zouave, perle hein pin peint, pochette-surprise type Valls devienne que pourra, roi fait-néants, couleuvrine, et prothèse de sein frusquin. Le toit du monde se fout du moulin à prière pour étendre ses couleurs d'un dôme safran aux pilotis de l'embarcadère, ÊTRE se suffit à lui-m'aime...

Niala-Loisobleu
10 jUIN 2015




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